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Massimo Meloni: "Le rapport de confiance est primordial"

Massimo Meloni, l'entraîneur italien du prodige suisse Noè Ponti. © KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER
Massimo Meloni, l'entraîneur italien du prodige suisse Noè Ponti. © KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER
Massimo Meloni estime que Ponti a besoin de se retrouver dans un environnement familial pour réussir. © KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER
Massimo Meloni estime que Ponti a besoin de se retrouver dans un environnement familial pour réussir. © KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER


Publié le 24.06.2022
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Massimo Meloni est un entraîneur comblé. Son protégé Noè Ponti (21 ans) poursuit sa progression sous sa férule, après une brève expérience à la North Carolina State University l'automne dernier.

"Noè est parti après avoir conquis le bronze olympique. Il était indécis jusqu'au dernier moment", rappelle Massimo Meloni. "Il s'était retrouvé dans un pays qu'il ne connaissait pas alors qu'il est très attaché à sa famille, et que c'est grâce à cet environnement qu'il a obtenu ses premiers succès."

Le technicien italien n'était pas du tout surpris du retour au bercail précipité de Noè Ponti. "Il n'est devenu qu'un simple numéro dans son groupe d'entraînement. Je pense que seuls des nageurs de la trempe de Michael Phelps sont considérés de manière différente dans ces groupes universitaires", glisse-t-il.

Un puzzle à construire

"Un Suisse, aussi fort soit-il, n'aura jamais l'attention dont il a besoin", ajoute Massimo Meloni, pour qui la recette du succès de Noè Ponti est plutôt simple: "Je dis toujours qu'un athlète a besoin que toutes les pièces du puzzle se mettent en place pour pouvoir briller. Pour Noè, c'est la famille, les amis, l'entraîneur, le staff et le coach mental", détaille-t-il.

"C'est seulement quand tous les éléments sont réunis que l'athlète peut donner sa pleine mesure", poursuit l'ancien coach de la Fédération italienne, qui a construit une relation quasi fusionnelle avec le nageur tessinois depuis son arrivée au Centre d'entraînement de Tenero en 2017.

"Noè est un très grand talent, un très beau nageur, et surtout une belle personne. Et il a une totale confiance en moi", sourit Massimo Meloni. "Le rapport de confiance est primordial à mes yeux. Un athlète, même très doué, doit avoir confiance en son coach. Si le coach se plante, l'athlète se plante aussi. Et si l'entraîneur fait les choses justes, l'athlète va progresser d'autant plus."

Pas de limite

Et Noè Ponti est très loin d'avoir exprimé tout son potentiel. "Il n'a pas de limite. J'estime d'ailleurs qu'il aurait pu réaliser un chrono inférieur à 1'54'' en finale du 200 m papillon (réd: dont il a pris la 4e place en 1'54''29) s'il n'avait pas eu que le seul Kristof Milak (titré en 1'50''34, nouveau record du monde) dans son champ de vision", estime le coach italien.

"Son chrono lui aurait d'ailleurs valu la médaille de bronze aux JO de Tokyo", médaille obtenue en 1'54''45 par l'Italien Federico Burdisso. "Mais je suis déjà extrêmement satisfait des temps qu'il a réalisés jusqu'ici à Budapest", se réjouit Massimo Meloni. Noè Ponti a ainsi déjà battu ses records nationaux du 50 (23''04 en séries) et du 200 m papillon (1'54''75 en séries, 1'54''20 en demi-finales).

Et le meilleur reste peut-être à venir dans la Duna Arena. "Il aborde le 100 m papillon dans des conditions optimales", estime Massimo Meloni. Une médaille est-elle envisageable? "Je l'espère. Après ce qu'il a montré sur 50 et sur 200 m, je me dis qu'il peut passer sous les 51 secondes, voire s'approcher de la barre des 50 secondes", assure-t-il.

ats

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