La Liberté

16.07.2019

Missiles russes: Trump insiste sur les bonnes relations avec Ankara

Le Pentagone avait officiellement lancé début juin un ultimatum à Ankara, lui donnant jusqu'au 31 juillet pour renoncer aux missiles russes S-400 dont les premières livraisons ont déjà eu lieu (archives). © KEYSTONE/EPA TURKISH DEFENCE MINISTRY/TURKISH DEFENCE MINISTRY
Le Pentagone avait officiellement lancé début juin un ultimatum à Ankara, lui donnant jusqu'au 31 juillet pour renoncer aux missiles russes S-400 dont les premières livraisons ont déjà eu lieu (archives). © KEYSTONE/EPA TURKISH DEFENCE MINISTRY/TURKISH DEFENCE MINISTRY


16.07.2019

Le président américain Donald Trump a insisté mardi sur les "bonnes relations" entre Washington et Ankara après les premières livraisons de missiles S-400 russes. Les Etats-Unis les jugent incompatibles avec les dispositifs de l'Otan.

"Honnêtement, c'est une situation très complexe", a lancé M. Trump. Il s'est gardé, comme l'avait fait peu avant le chef désigné du Pentagone, de critiquer l'attitude d'Ankara dans ce dossier très sensible. "Ils (les Turcs) sont dans une situation très difficile", a estimé le locataire de la Maison Blanche.

Le Congrès américain a voté plusieurs résolutions enjoignant à l'exécutif d'imposer des sanctions à la Turquie si elle ne renonçait pas aux missiles russes. Le Pentagone avait officiellement lancé début juin un ultimatum à Ankara, lui donnant jusqu'au 31 juillet pour renoncer aux missiles russes, sous peine d'être totalement exclu du programme F-35 auquel la Turquie participe.

Percer les secrets technologiques du F-35

Washington juge qu'il existe un risque que les S-400 puissent permettre à la Russie de percer les secrets technologiques du nouvel avion furtif américain F-35, dont la Turquie veut aussi se doter.

Selon Donald Trump, c'est son prédécesseur démocrate Barack Obama qui est responsable de la situation actuelle. "L'administration Obama ne voulait pas leur vendre des missiles Patriot", (...) Cela a duré très longtemps", a-t-il avancé, affirmant que lorsque la Maison Blanche avait changé d'avis, "la Turquie avait déjà signé avec la Russie et payé beaucoup d'argent".

"Nous travaillons sur le dossier, nous verrons", a conclu M. Trump, évasif.

ats, afp

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