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Neuchâtel: 600 personnes du secteur parapublic ont manifesté

Environ 500 employés neuchâtelois du secteur de la santé et du social ont manifesté pour obtenir une indexation de leur salaire au renchérissement. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Environ 500 employés neuchâtelois du secteur de la santé et du social ont manifesté pour obtenir une indexation de leur salaire au renchérissement. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Les employés du secteur de la santé et du social ont manifesté à deux reprises mardi. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Les employés du secteur de la santé et du social ont manifesté à deux reprises mardi. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT


Publié le 06.12.2022
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Près de 600 personnes des secteurs de la santé et du social ont manifesté mardi à deux reprises dans la cour du Château en lien avec le vote du budget. Les employés veulent une indexation de leur salaire à l'inflation. Le Conseil d'Etat les a rencontrés.

Chants, tracts, prises de paroles, sifflets et cloches. Le personnel du secteur parapublic a fait du bruit pour sensibiliser les députés au fait que pour garantir le maintien des revenus actuels, le renchérissement devrait être versé.

"L'humain n'est pas rentable. Il est indispensable", pouvait-on lire sur une pancarte. Sur une autre affiche, il était écrit "ignorés aujourd'hui, applaudis hier".

Les employés et employeurs, actifs dans les EMS, se sont mis un bonnet de Père Noël sur la tête. "Décréter qu'on peut continuer à accompagner les plus vulnérables, sans adapter les moyens, c'est croire au Père Noël", selon eux.

Une 2e manifestation, réunissant une cinquantaine de personnes, s'est tenue également en début de soirée dans la cour du Château pour permettre au personnel qui travaillait à midi de se faire entendre. Les employés du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) se sont ralliés à la grogne, face à la centaine de suppressions d'emplois prévue d'ici à deux ans et annoncée il y a une semaine.

Enveloppe de 3 millions

Le personnel du secteur parapublic devrait être partiellement entendu par les députés. Dans le compromis de budget, une augmentation de 3 millions de francs pour 2023 est prévue, pour permettre une évolution des salaires en lien avec l'inflation pour les institutions actives dans la santé et le social.

Le gouvernement a reçu dans l'après-midi une délégation des manifestants au Château. Laurent Kurth, conseiller d'Etat en charge des finances, a expliqué devant le Grand Conseil qu'une indexation de 2%, comme la fonction publique, paraît légitime. La réponse est différée "mais pas dans une logique d'austérité" car le personnel de ces secteurs est "très engagé" mais parce des questions d'envergure sont à régler.

Le Conseil d’Etat veut clarifier avec les employeurs concernés les modalités de mise en œuvre d’une nouvelle version de la convention collective de travail et ses coûts (secteur social – établissements spécialisés) et l’évolution financière attendue de façon plus générale (secteur santé principalement). Il s’est engagé à ouvrir avec les employeurs cette année déjà les discussions prévues initialement au premier trimestre 2023.

Pétition

Environ 300 employés du secteur social s'étaient déjà réunis le 30 novembre pour remettre au Conseil d'Etat une pétition. Le texte a été signé par 82% du personnel des institutions sociales neuchâteloises.

La pétition demande de donner aux institutions les moyens financiers permettant d'appliquer la CCT-ES. Elle veut aussi que les salaires des employés, actuellement inférieurs d'environ 10-15% à ceux des fonctionnaires de l'Etat, soient revalorisés et une indexation des salaires au coût de la vie.

ats

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