La Liberté

12.02.2019

Nouvelle mobilisation au Venezuela pour exiger l'entrée de l'aide

Des militaires vénézuéliens ont bloqué avec deux conteneurs et une citerne le pont de Tienditas qui relie le Venezuela à la Colombie où des tonnes de médicaments, de nourriture et de produits de première nécessité sont stockés (archives). © KEYSTONE/AP/FERNANDO LLANO
Des militaires vénézuéliens ont bloqué avec deux conteneurs et une citerne le pont de Tienditas qui relie le Venezuela à la Colombie où des tonnes de médicaments, de nourriture et de produits de première nécessité sont stockés (archives). © KEYSTONE/AP/FERNANDO LLANO


12.02.2019

Les Vénézuéliens sont appelés à descendre dans la rue mardi. L'opposition et son chef de file Juan Guaido entendent ainsi maintenir la pression sur les militaires pour qu'ils désobéissent au président Nicolas Maduro et laissent entrer l'aide humanitaire dans le pays.

Il s'agira de la troisième mobilisation convoquée par Juan Guaido après celles du 23 janvier et 2 février. "Nous allons nous mobiliser dans tout le pays pour obtenir l'entrée de l'aide humanitaire qui permettra de répondre à la crise", a déclaré M. Guaido, reconnu ou soutenu comme président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays.

Il a indiqué que 120'000 personnes s'étaient portées volontaires depuis le week-end pour participer à l'acheminement de l'aide. Plusieurs tonnes de médicaments, de nourriture et de produits de première nécessité sont stockées depuis jeudi dans des entrepôts de la ville colombienne de Cucuta, tout près du pont transfrontalier de Tienditas, que des militaires vénézuéliens ont bloqué avec deux conteneurs et une citerne.

Le Brésil, qui avait été un des premiers pays à reconnaître Juan Guaido dans la foulée des Etats-Unis, a accepté l'ouverture "dès la semaine prochaine" d'un deuxième centre de stockage, dans l'Etat frontalier de Roraima, a annoncé depuis Brasilia le député d'opposition Lester Toledo, chargé par M. Guaido d'organiser la coordination de l'aide.

Démenti de Maduro

Le président Nicolas Maduro, qui dément l'existence d'une "crise humanitaire", refuse l'entrée de cette aide. Il considère qu'il s'agit d'un premier pas vers une intervention militaire des États-Unis et d'un "show politique".

Il rejette la responsabilité des pénuries de médicaments et de vivres sur les sanctions américaines. Selon l'ONU, 2,3 millions de Vénézuéliens ont quitté le pays depuis 2015, fuyant la plus grave crise économique de l'histoire récente du pays pétrolier.

ats, afp

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