La Liberté

03.05.2019

Offensive de Facebook contre l'extrême droite et de l'antisémitisme

Facebook est très souvent accusé de ne pas expurger assez vite les publications problématiques ou choquantes, notamment les messages racistes, haineux et violents (archives). © KEYSTONE/EPA/LUONG THAI LINH
Facebook est très souvent accusé de ne pas expurger assez vite les publications problématiques ou choquantes, notamment les messages racistes, haineux et violents (archives). © KEYSTONE/EPA/LUONG THAI LINH


03.05.2019

Facebook a lancé jeudi une offensive contre les promoteurs de discours violents, antisémites, racistes ou complotistes. Le réseau social américain a supprimé les comptes de six célèbres figures américaines.

Parmi elles, figurent Louis Farrakhan, leader de l'organisation "Nation of Islam", et Alex Jones, fondateur du site "Infowars". "Nous avons toujours interdit les individus ou organisations qui promeuvent ou se livrent à la violence et la haine, quelle que soit l'idéologie", a indiqué l'entreprise. Ces décisions sont valables aussi pour sa filiale Instagram.

Le réseau social, comme les autres plates-formes d'Internet, est très souvent accusé de ne pas expurger assez vite les publications problématiques ou choquantes, notamment les messages racistes, haineux, violents.

Louis Farrakhan, 85 ans, est le leader de l'organisation "Nation of Islam", fondée en 1930. Ses membres sont reconnaissables à leur traditionnel noeud papillon autour du cou et connus pour des prises de position violentes, régulièrement antisémites ou homophobes.

"Hitler était un très grand homme", a notamment dit M. Farrakhan lors d'une interview à la radio en 1984, selon le site du Southern Poverty Law Center, spécialisé dans l'étude des groupes extrémistes prônant la haine.

Alex Jones, 45 ans, est un célèbre complotiste américain d'extrême droite, fondateur du site "Infowars", prompt à relayer théories du complot et autres infox. M. Jones est notamment connu pour avoir prétendu que la fusillade dans l'école primaire Sandy Hook en 2012, qui avait fait 26 morts dont 20 petits enfants, était une mise en scène, une théorie conspirationniste qui a contribué à sa notoriété. Il est poursuivi en justice par des familles de victimes de la tuerie.

Le président américain Donald Trump, qui accuse régulièrement les plates-formes d'Internet de bâillonner les voix conservatrices, a par le passé affiché sa sympathie pour M. Jones, qui prétendit aussi que les attentats du 11 septembre 2001 avaient été commandités par le gouvernement américain.

ats, afp

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