La Liberté

14.12.2018

Plagiat: Pharrell Williams et Robin Thicke définitivement condamnés

Robin Thicke, à gauche, et Pharrell Williams, à droite, ont été condamnés pour avoir plagié "Got to Give It Up" de Marvin Gaye (archives). © KEYSTONE/FR171072 AP/SARAH BENTHAM
Robin Thicke, à gauche, et Pharrell Williams, à droite, ont été condamnés pour avoir plagié "Got to Give It Up" de Marvin Gaye (archives). © KEYSTONE/FR171072 AP/SARAH BENTHAM


14.12.2018

Les chanteurs américains Robin Thicke et Pharrell Williams ont été définitivement condamnés pour le plagiat d'un titre de Marvin Gaye dans leur tube "Blurred Lines". Ils devront payer au total près de 5 millions de dollars d'indemnités aux héritiers du chanteur.

Un juge de Los Angeles vient de confirmer l'arrêt rendu en mars par la cour d'appel de Californie, ont rapporté jeudi des médias américains.

Cet arrêt sanctionnait Robin Thicke et Pharrell Williams pour avoir porté atteinte aux droits d'auteur de Marvin Gaye, décédé en 1984, en copiant partiellement son titre de 1977 "Got to Give It Up".

En première instance en 2015, les deux chanteurs avaient été condamnés à verser 7,4 millions de dollars de dommages et intérêts aux héritiers de Marvin Gaye, un montant ensuite revu à la baisse.

Condamnation vivement critiquée

Le jugement rendu à Los Angeles le 6 décembre a fixé à près de 5 millions de dollars au total les indemnités que devront payer les deux artistes et la maison d'édition de Pharrell Williams. En outre, les héritiers auront le droit à la moitié des recettes futures de "Blurred Lines", la chanson la plus vendue dans le monde en 2013.

Cette décision met un terme à un procès suivi de très près par l'industrie musicale, qui avait vivement critiqué la condamnation du duo en première instance, faisant valoir qu'il y avait des différences flagrantes entre les deux chansons, en particulier les mélodies et les paroles.

Pharrell Williams, devenu mondialement connu avec son tube "Happy", avait déploré dans une interview en 2015 ce coup porté à l'inspiration de tous les créateurs. "Le jugement pénalise n'importe quel créateur réalisant une oeuvre qui a pu être inspirée par une autre", disait-il.

"Si nous perdons notre liberté à l'inspiration, nous allons nous réveiller un beau jour et toute l'industrie du divertissement sera paralysée par les procédures", avertissait le chanteur.

ats, afp

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