La Liberté

17.01.2019

"Shutdown" aux Etats-Unis: les discussions dans l'impasse

Shutdown aux Etats-Unis: le président et ses opposants démocrates continuent de s'accuser mutuellement d'être responsables du blocage. © KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW
Shutdown aux Etats-Unis: le président et ses opposants démocrates continuent de s'accuser mutuellement d'être responsables du blocage. © KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW


17.01.2019

Près de quatre semaines de fermeture partielle des administrations fédérales aux États-Unis, et toujours l'impasse politique. Le "shutdown", catastrophe pour les finances de nombreux fonctionnaires non payés, semble loin de se résoudre.

Le président Donald Trump réclame que soit inscrit dans le budget fédéral 5,7 milliards de dollars pour financer un mur à la frontière avec le Mexique pour lutter contre l'immigration illégale. Ce que l'opposition démocrate refuse catégoriquement.

Ce différend contraint depuis plus de trois semaines quelque 800'000 employés fédéraux au chômage forcé, ou à travailler sans solde pour ceux dont les emplois sont jugés essentiels. Mercredi, le président et ses opposants démocrates ont continué à s'accuser mutuellement d'être responsables du blocage.

"Il est de plus en plus évident que les démocrates radicaux sont le parti des frontières ouvertes et de la criminalité. Ils ne veulent pas entendre parler de la crise humanitaire majeure à notre frontière sud", a tweeté le milliardaire républicain.

"Le président a dit qu'il ne rouvrirait pas le gouvernement, il garde sa position et ne changera pas d'avis", a rétorqué Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat.

Initiatives solidaires

La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a demandé à Donald Trump de repousser son discours sur l'état de l'Union, prévu le 29 janvier au Congrès pour présenter son programme annuel, "compte tenu des inquiétudes concernant la sécurité". Les agents du Secret Service, chargé de la sécurité des personnalités comme le président, font en effet partie des employés fédéraux réquisitionnés.

La ministre de la Sécurité intérieure Kirjsten Nielsen a assuré que son ministère et le Secret Service étaient "tout à fait préparés à soutenir et à assurer la sécurité" du discours présidentiel. Mais les fonctionnaires affectés par le "shutdown" doivent continuer à payer leurs factures et à rembourser leurs prêts. Des initiatives solidaires se multiplient pour leur venir en aide.

Le célèbre chef américano-espagnol Jose Andres, très critique de M. Trump, a ouvert mercredi une "cuisine" non loin de la Maison Blanche et du Congrès pour nourrir "tous les employés dans le besoin et leurs familles". Cette opération "ChefsforFeds" doit durer jusqu'à la réouverture des administrations.

Coût pour l'économie

Par ailleurs, ce blocage a aussi un coût pour l'économie américaine. Selon le New York Times, le gouvernement a estimé qu'il ferait perdre en janvier 0,5 point de pourcentage de croissance trimestrielle, deux fois plus qu'une estimation précédente.

Pour illustrer des conséquences parfois inattendues, une brasserie de la capitale, Atlas Brew Works, a porté plainte mardi contre le ministre de la Justice par intérim, soulignant qu'elle ne pouvait pas distribuer sa bière en raison du chômage technique à l'administration des tabacs et alcools (TTB).

ats, afp

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