La Liberté

12.01.2019

Le "shutdown" des Etats-Unis devient le plus long de l'histoire

Les aéroports, comme celui de LaGuardia à New York sur le cliché, sont touchés par le shutdown en raison du manque de personnel. © KEYSTONE/EPA/ANDREW GOMBERT
Les aéroports, comme celui de LaGuardia à New York sur le cliché, sont touchés par le shutdown en raison du manque de personnel. © KEYSTONE/EPA/ANDREW GOMBERT
La paralysie partielle des administrations fédérales américaines est devenue à minuit la plus longue de l'histoire des Etats-Unis (archives). © KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS
La paralysie partielle des administrations fédérales américaines est devenue à minuit la plus longue de l'histoire des Etats-Unis (archives). © KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS


12.01.2019

Le "shutdown", qui paralyse une partie des administrations fédérales américaines, est devenu le plus long dans l'histoire des Etats-Unis vendredi à minuit, en entrant dans son 22e jour. L'ancien record était 21 jours sous le président Bill Clinton en 1996.

Aucun compromis ne semble en vue entre le président américain Donald Trump, qui réclame 5,7 milliards de dollars pour construire d'un mur anti-migrants à la frontière avec le Mexique, et les démocrates, farouchement opposés au projet jugé "immoral", coûteux et inefficace pour lutter contre l'immigration clandestine.

Le président Donald Trump, qui réclame 5,7 milliards de dollars pour financer son projet de mur anti-immigration à la frontière sud, menace de recourir à une procédure exceptionnelle pour tenir sa promesse de campagne.

"La solution de facilité pour moi est de déclarer une urgence nationale", mais "je ne vais pas le faire si vite parce que c'est au Congrès de le faire", a déclaré vendredi le 45e locataire de la Maison-Blanche lors d'une table ronde sur la sécurité aux frontières.

Pas de salaire pour les fonctionnaires

"Ce que nous ne cherchons pas à faire pour l'instant est l'urgence nationale", a-t-il aussi affirmé après des jours de spéculation sur le recours à une telle procédure, conférant des pouvoirs exceptionnels au président. Utiliser une telle prérogative aurait, à coup sûr, plonger le pays dans une tempête politico-judiciaire.

Au congrès, aucun compromis à l'horizon. Le Sénat a suspendu sa séance vendredi en début d'après-midi. Il ne se réunira pas de nouveau avant lundi. Les conséquences sont, elles, bien réelles.

Vendredi, pour la première fois, les 800'000 fonctionnaires fédéraux américains affectés par le "shutdown" n'ont pas touché leur salaire. Ceux, jugés "non essentiels", ont été placés en congé sans solde depuis quasiment trois semaines, tandis que l'autre moitié a été réquisitionnée.

La chambre des représentants a toutefois approuvé à une écrasante majorité une loi, déjà votée par le Sénat, garantissant aux employés fédéraux qu'ils soient payés rétroactivement une fois le "shutdown" terminé. Il revient désormais au président de la promulguer.

Terminal fermé par intermittence

Ce type de mesure est courant aux Etats-Unis lorsque le pays traverse de telles impasses budgétaires. Mais elle ne concerne pas les millions de contractuels également affectés.

Plusieurs ministères essentiels, comme ceux de la sécurité intérieure (DHS), de la justice ou des transports, sont touchés par le "shutdown". "Plus de 200'000 employés du DHS, chargés de protéger notre espace aérien, nos cours d'eau et nos frontières, ne seront pas payés alors qu'ils travaillent", a dénoncé le président démocrate de la commission pour la sécurité intérieure à la chambre des représentants.

Jeudi, les principaux syndicats du transport aérien ont dénoncé une situation qui se détériore, évoquant des risques accrus pour la sécurité du pays. Un terminal de l'aéroport international de Miami sera fermé par intermittence, de samedi à lundi, à cause du manque de personnel.

A Washington, une manifestation a rassemblé, selon les syndicats, plus de 2000 employés du gouvernement, qui ont exprimé leur inquiétude sur la dégradation de leurs conditions de vie. "On a des factures à payer. Nous devons payer notre prêt hypothécaire", a expliqué un employé civil des gardes-côtes.

ats, afp

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