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Sommaruga veut des autorisations plus rapides pour les éoliennes

Si Simonetta Sommaruga veut accélérer les procédures d'installations d'éoliennes notamment, elle ne veut pas supprimer tous les recours (archives). © KEYSTONE/PETER SCHNEIDER
Si Simonetta Sommaruga veut accélérer les procédures d'installations d'éoliennes notamment, elle ne veut pas supprimer tous les recours (archives). © KEYSTONE/PETER SCHNEIDER
Si Simonetta Sommaruga veut accélérer les procédures d'installations d'éoliennes notamment, elle ne veut pas supprimer tous les recours (archives). © KEYSTONE/PETER SCHNEIDER
Si Simonetta Sommaruga veut accélérer les procédures d'installations d'éoliennes notamment, elle ne veut pas supprimer tous les recours (archives). © KEYSTONE/PETER SCHNEIDER


Publié le 17.01.2022
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La ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga va soumettre "prochainement" au Conseil fédéral un projet visant à accélérer l'autorisation d'installations produisant de l'électricité avec des énergies renouvelables. Elle ne veut cependant pas empêcher les recours.

"Pour les installations hydroélectriques et éoliennes importantes, il ne doit y avoir qu'une procédure d'autorisation", déclare Mme Sommaruga dans un entretien diffusé lundi dans les journaux du groupe de presse CH-Media. Les recours contre de telles installations doivent rester possibles, ajoute-t-elle, "mais une seule fois et non pas à chaque étape de la procédure".

Le temps gagné grâce à une procédure accélérée est toutefois difficile à chiffrer, poursuit la socialiste. Elle rejette l'idée de l'UDC de nommer un "général de l’électricité", dont la mission serait d'élaborer diverses solutions afin de garantir un approvisionnement électrique sûr, indépendant et bon marché. "Nous ne sommes pas en guerre".

Le Parlement et le Conseil fédéral font leur travail, note la ministre, et la branche de l'électricité est également sollicitée. "Tous assument leurs responsabilités".

Record d'investissements en 2021

Les investissements dans l'électricité renouvelable ont atteint un record en 2021, qui dépassera probablement celui déjà atteint en 2020, souligne aussi Mme Sommaruga dans une vidéo postée sur Twitter. Le photovoltaïque, notamment, est en pleine expansion.

En termes de construction supplémentaire par habitant, la Suisse fait désormais partie des pays en pointe en Europe. L'assainissement des bâtiments et le remplacement de chauffages ont aussi le vent en poupe.

Loi prête

Samedi, les délégués de l'UDC ont chargé la direction du parti de s'engager en faveur d'un approvisionnement énergétique sûr, indépendant et bon marché. L'UDC estime que la plus grave menace planant sur la Suisse est une pénurie d'électricité.

"La sécurité de l'approvisionnement est tout en haut de la liste", relève à cet égard Mme Sommaruga. "La loi est disponible depuis six mois, je compte maintenant sur le Parlement pour aller de l'avant", a-t-elle souligné.

"Nous pouvons développer 2 térawattheures d'hydroélectricité d'accumulation d'ici 2040", dit-elle aussi. De l'électricité dont nous avons besoin notamment en hiver."

Coopération avec l'UE

"Le non à l'accord-cadre n'a certainement pas simplifié les choses, tant au niveau politique que technique," note la ministre. La semaine dernière, Swissgrid a toutefois pu conclure avec succès les négociations pour la frontière sud, "ce qui renforce la sécurité du réseau".

En décembre, la Suisse a aussi signé avec six pays de l'UE, dont ses voisins, une déclaration commune sur la prévention des crises électriques.

Sortie du nucléaire

Interrogée lundi dans le Bund et la Berner Zeitung, la directrice du groupe énergétique bernois BKW, Suzanne Thoma, estime que la sortie du nucléaire en Suisse n'a "pas été pensée avec toutes ses conséquences". La problématique du CO2 n'était "pas si prégnante" lors de la décision, ajoute-t-elle.

"Si nous partons vraiment du principe que les émissions de CO2 représentent un danger existentiel pour nous, nous devons à nouveau examiner sérieusement l'énergie nucléaire", précise la directrice.

Lors de la votation de 2017 sur la stratégie énergétique 2050, l'hypothèse était que les besoins en électricité resteraient à peu près stables, soit 60 térawattheures, explique-t-elle. "Aujourd'hui, nous savons que cette hypothèse n'est pas réaliste". Selon elle, la mobilité électrique, la numérisation et les pompes à chaleur font à elles seules augmenter la consommation d'électricité, malgré l'efficience énergétique.

ats

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