La Liberté

11.09.2019

Test réussi à l'EPFL d'une main artificielle intelligente

Main artificielle intelligente: des chercheurs de l'EPFL ont testé avec succès une nouvelle technique qui associe robotique et mouvements volontaires de l'utilisateur. © EPFL
Main artificielle intelligente: des chercheurs de l'EPFL ont testé avec succès une nouvelle technique qui associe robotique et mouvements volontaires de l'utilisateur. © EPFL


11.09.2019

La recherche sur une main artificielle intelligente progresse. Des scientifiques de l'EPFL ont testé "avec succès" une nouvelle technique neuroprosthétique qui allie robotique et mouvements volontaires de l'utilisateur, indique la Haute Ecole.

La méthode, qui est destinée notamment aux personnes amputées, associe le contrôle individuel des doigts et l'automatisation. Les résultats des travaux ont été publiés mercredi dans "Nature Machine Intelligence", précise le communiqué de l'EPFL.

La nouvelle technique réunit deux concepts de spécialités différentes, la neuroingénierie et la robotique. Une telle association est une première dans le domaine du contrôle des mains robotisées.

Pour la neuroingénierie, l'enjeu consiste à déchiffrer les mouvements prévus par le patient à partir de l'activité musculaire du moignon. Le but visé est de pouvoir contrôler individuellement les doigts.

Dans les 400 millisecondes

Quant à l'aspect robotique, le travail porte sur la prise et le maintien d'un objet par la main artificielle. Avec comme objectif l'assurance d'une saisie ferme, explique l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

"Notre main robotique peut intervenir dans les 400 millisecondes. Équipée de capteurs de pression le long des doigts, elle réagit et stabilise la saisie avant même que le cerveau perçoive le glissement de l'objet", relève Aude Billard, directrice du Laboratoire d'algorithmes et systèmes d'apprentissage, citée dans le communiqué.

Des capteurs placés sur le moignon du patient détectent les signaux provenant des muscles et l'algorithme apprend quel mouvement de la main correspond à quel type d'activité musculaire. Il convient ensuite de déchiffrer les mouvements voulus par l'utilisateur afin de pouvoir utiliser l'information de manière à contrôler les doigts de la prothèse.

Si la recherche progresse, des défis demeurent avant de pouvoir implémenter l'algorithme sur une prothèse disponible pour des personnes amputées. Aujourd'hui, l'algorithme est encore testé sur un robot fourni par un tiers.

ats

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