La Liberté

26.01.2021

Théorie de fraude électorale: avocat de Trump accusé de diffamation

Outre la plainte de Dominion, Rudy Giuliani est également menacé d'exclusion du barreau new-yorkais (archives). © KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO
Outre la plainte de Dominion, Rudy Giuliani est également menacé d'exclusion du barreau new-yorkais (archives). © KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO
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26.01.2021

L'avocat de Donald Trump est poursuivi pour diffamation, après avoir affirmé que les machines électorales de Dominion Voting Systems avaient contribué à "voler l'élection" à l'ancien président américain. La société réclame à Rudy Giuliani 1,3 milliard de dollars.

Dans une plainte déposée lundi au tribunal fédéral de la capitale Washington, Dominion Voting Systems accuse l'ex-maire de New York d'avoir nui à sa réputation et mis ses employés en danger.

Elle le désigne comme l'un des principaux propagateurs du "grand mensonge", théorie complotiste selon laquelle cette société, l'un des principaux fabricants de machines et de logiciels pour les élections américaines, aurait truqué le scrutin pour "renverser" des votes destinés au président sortant et les attribuer à son rival démocrate Joe Biden.

La plainte de 107 pages cite d'innombrables déclarations de Rudy Giuliani en ce sens: lors de ses apparitions à la télévision, dans son émission sur YouTube, sur Twitter, lors d'une conférence de presse mémorable mi-novembre. Il avait affirmé que la société, fondée au Canada, appartenait à des proches de l'ex-président vénézuélien Hugo Chávez.

Menaces de mort

Bien que de nombreux tribunaux aient jugé ces accusations infondées, M. Giuliani les avait répétées le jour de l'assaut du Capitole et jusqu'à ce week-end, souligne la plainte. "Suite à cette campagne virale de désinformation, l'entreprise et ses employés ont été pris pour cibles, recevant des menaces d'emprisonnement et des menaces de mort", poursuit le texte, en citant là encore des tweets en ce sens.

La société affirme aussi que ses contrats avec près d'une trentaine d'Etats et des centaines de comtés américains "sont menacés". Elle estime qu'elle pourrait y perdre quelque 200 millions de dollars de bénéfice sur les cinq prochaines années.

M. Giuliani, 76 ans, menacé par ailleurs d'exclusion du barreau new-yorkais, n'a pas immédiatement réagi à la plainte.

Dominion avait au début janvier déjà attaqué en justice une autre avocate de Donald Trump, Sidney Powell, pour les torts causés par ces théories complotistes. La société lui réclame 1,4 milliard de dollars. M. Giuliani avait affirmé le 22 novembre qu'elle ne travaillait plus pour Donald Trump.

ats, afp

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