La Liberté

09.11.2019

Trois manifestants tués à Bagdad

Des tirs intenses des forces antiémeutes ont ainsi été observés samedi dans le centre de Bagdad, où la place Tahrir est l'épicentre de la contestation. © KEYSTONE/EPA/AHMED JALIL
Des tirs intenses des forces antiémeutes ont ainsi été observés samedi dans le centre de Bagdad, où la place Tahrir est l'épicentre de la contestation. © KEYSTONE/EPA/AHMED JALIL


09.11.2019

Trois manifestants ont été tués samedi à Bagdad, deux par balles et un troisième atteint au visage par une grenade lacrymogène, ont indiqué des sources médicales. Les forces irakiennes s'efforçaient de disperser les manifestants aux abords de la place Tahrir.

Ces violences interviennent alors que la majorité des forces politiques irakiennes se sont mises d'accord pour en finir avec les manifestations, "par tous les moyens", selon des responsables.

Des tirs intenses des forces antiémeutes ont ainsi été observés samedi dans le centre de Bagdad, où la place Tahrir est l'épicentre de la contestation. Durant la nuit précédente, les forces de sécurité ont chassé les protestataires de trois ponts proches de cette place, des ponts qu'ils occupaient jour et nuit. Et en fin d'après-midi, ces forces antiémeutes s'en rapprochaient, selon une médecin présente sur place.

"Retour à la vie normale" par la force

L'intervention plus musclée des forces de sécurité survient à la suite d'un accord des principales forces politiques qui prévoit de mettre fin aux protestations, y compris par la force, le maintien du pouvoir en place et un "retour à la vie normale". Dans les rues commerçantes du centre de la capitale, transformées en champ de bataille, les manifestants s'époumonent: "ils tirent à balles réelles!"

"Les forces de sécurité nous disent: 'c'est fini les manifestations, demain tout le monde retourne au travail, mais on a monté des barricades pour qu'elles n'entrent pas à Tahrir, demain personne n'ira au travail", lance un manifestant au milieu des tirs.

Déclenchée le 1er octobre, la contestation réclame le départ de l'ensemble de la classe politique inchangée depuis des années et jugée corrompue et incompétente. Un mouvement de désobéissance civile bloque depuis plusieurs jours écoles, administrations et infrastructures.

ats, afp, blg

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