La Liberté

07.01.2020

Un conseiller déchu de Trump prêt à témoigner à son procès

John Bolton s'est dit prêt à témoigner s'il est formellement convoqué par le Sénat (archives). © KEYSTONE/AP/PABLO MARTINEZ MONSIVAIS
John Bolton s'est dit prêt à témoigner s'il est formellement convoqué par le Sénat (archives). © KEYSTONE/AP/PABLO MARTINEZ MONSIVAIS
Partager cet article sur:
07.01.2020

Un témoin potentiellement embarrassant: l'ancien conseiller de Donald Trump à la Sécurité nationale, John Bolton, s'est dit lundi prêt à être interrogé lors du procès en destitution du président américain, à condition d'être formellement convoqué par le Sénat.

Cette annonce renforce la pression sur les élus républicains de la chambre haute du Congrès, dont le chef Mitch McConnell refuse d'accéder aux demandes de l'opposition démocrate désireuse d'entendre quatre hauts conseillers de Donald Trump.

Le bras de fer entre les deux camps paralyse la procédure depuis la mise en accusation historique, le 18 décembre par la majorité démocrate de la Chambre des représentants, du milliardaire républicain pour "abus de pouvoir" et "entrave à la bonne marche du Congrès".

Conscients que leurs chances d'obtenir sa destitution sont quasi nulles, les démocrates espèrent toutefois convaincre les Américains qu'il a bien abusé de son pouvoir en demandant à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, son rival potentiel à la présidentielle de novembre.

Quatre républicains

Les démocrates misent sur quatre témoins dont John Bolton, limogé le 10 septembre 2019 en raison de désaccords avec Donald Trump. L'ancien conseiller pourrait, selon eux, apporter des informations sur les pressions exercées par la Maison Blanche sur l'Ukraine, notamment sur le gel d'une aide militaire de près de 400 millions de dollars.

La présidence a jusqu'ici interdit à ses conseillers de coopérer à l'enquête en destitution. John Bolton avait initialement fait savoir qu'il attendrait que la justice se prononce sur ce conflit entre les pouvoirs exécutif et législatif avant de répondre à toute injonction.

Mais la semaine dernière, un tribunal, saisi par un de ses anciens collaborateurs, a refermé le dossier sans trancher. "En conséquence, alors que mon témoignage est à nouveau en question, j'ai décidé de résoudre cette question de mon mieux", a-t-il écrit lundi dans un communiqué: "si le Sénat adoptait une injonction pour obtenir mon témoignage, je serais prêt à témoigner."

Il faudrait 51 voix sur 100 sénateurs pour que John Bolton soit convoqué, mais les démocrates et leurs alliés ne sont que 47. "Il revient désormais à quatre sénateurs républicains de soutenir la convocation de M. Bolton et trois autres témoins (...) pour être sûr d'avoir toutes les preuves à l'ouverture du procès", a calculé le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer.

Le sénateur Mitt Romney, une des rares voix critiques du président chez les républicains, pourrait faire défection. "J'aimerais être capable d'entendre John Bolton", a-t-il déclaré à la presse. "Il a des informations de première main que j'aimerais connaître."

ats, afp

Abonnez-vous pour 9.-/mois
Abonnez-vous pour 9.-/mois
Suivez-nous sur insta

L’actu de votre région aussi sur @lalibfribourg

Articles les plus lus
Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00