La Liberté

20.05.2019

Un homme suspendu au dernier étage de la tour Eiffel

En octobre 2017, la tour Eiffel avait dû être évacuée en raison de la présence d'un jeune homme sur un pilier de la tour qui menaçait de se suicider (image symbolique). © KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON
En octobre 2017, la tour Eiffel avait dû être évacuée en raison de la présence d'un jeune homme sur un pilier de la tour qui menaçait de se suicider (image symbolique). © KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON


20.05.2019

Suspendu au-dessus du vide depuis des heures: un homme restait agrippé lundi soir à la tour Eiffel pour des motivations inconnues, après l'escalade de l'un des piliers qui a entraîné l'évacuation du monument parmi les plus visités au monde.

L'homme, que l'on pouvait apercevoir tout de noir vêtu, se tenait en début de soirée debout en appui sur les barreaux de la tour, juste en-dessous du troisième et dernier étage du monument, selon des photos de l'AFP.

Dépêchés sur place, des pompiers essayaient d'atteindre le grimpeur en descendant en rappel depuis le troisième étage de la tour de 324 mètres.

La brigade de recherche et intervention de la police (BRI) a quant à elle pris contact avec le grimpeur, a indiqué une source policière à l'AFP, précisant que les motivations de cet homme étaient pour l'heure inconnues. Les négociations étaient toujours en cours après 20h00, selon une source policière.

Badauds interloqués

Au pied du monument, le spectacle interloquait les badauds et les centaines de touristes qui levaient le nez pour apercevoir l'individu.

"Un grimpeur a été détecté. C'est la procédure habituelle, il faut l'empêcher de continuer et, dans ce cas-là, on évacue la Tour", a expliqué une source policière, sans être en mesure de préciser le nombre de touristes concernés par l'évacuation.

La société d'exploitation avait tweeté à 15h30 que la "Dame de Fer" n'était plus accessible aux visiteurs.

Déception

Nombreux étaient les déçus lundi après-midi, comme Sylvie et Céline Forcier, venues du Québec : un policier leur a expliqué "que c'était fermé pour toute la journée et que c'était parce que quelqu'un grimpait. On est très déçues: on n'est ici que pour une semaine et ça change notre programme".

Idem pour Justin et Karen Smith ayant célébré dimanche leur mariage devant la tour Eiffel. Les deux habitants de Los Angeles qui repartent demain ignorent s'ils pourront "monter en haut aujourd'hui". "On est déçus", confient-ils aussi.

D'autres comme Aniruddha étaient "dans la queue, prêts à monter et on nous a dit de sortir". Ce guide touristique accompagnant un groupe de 130 Indiens, a expliqué qu'ils ne restaient qu'"un seul jour à Paris" avant de se rendre à Bruxelles, et étaient venus spécialement "pour voir la tour Eiffel..."

"Je m'en fiche de ce qu'il peut arriver, je veux juste que ça rouvre. Je suis censée dîner là", lâchait pour sa part Maria, une touriste américaine.

Certains espèrent quant à eux assister au dénouement : comme Creieg Martin, un Californien dont la visite a été annulée "parce qu'un Spiderman fou était en train de monter. On reste parce qu'on est curieux".

Jean-Claude Mota, un Bordelais, a cru lui que "c'était les gilets jaunes ou que quelqu'un voulait sauter". Sa femme Jannick le presse de partir: "On s'en va, on va pas rester faire du voyeurisme".

Un précédent

En octobre 2017, la tour Eiffel avait dû être évacuée en raison de la présence d'un jeune homme sur un pilier de la tour qui menaçait de se suicider. La police avait finalement réussi à faire renoncer le jeune homme.

La tour Eiffel, qui fête cette année ses 130 ans, est le monument payant le plus visité au monde. Elle accueille chaque année plus de 20 millions d'admirateurs du monde entier, dont sept millions de visiteurs. En 1996, Alain Robert, connu comme le Spiderman français avait escaladé sa structure.

ats, afp

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