La Liberté

25.05.2019

Une vie en prison pour avoir enlevé une ado et tué les parents

Le meurtrier et ravisseur de 21 ans est "l'incarnation du mal", a affirmé le juge James Babler en le condamnant à la réclusion à perpétuité, sans possibilité de liberté conditionnelle. © KEYSTONE/AP Star Tribune/RENEE JONES SCHNEIDER
Le meurtrier et ravisseur de 21 ans est "l'incarnation du mal", a affirmé le juge James Babler en le condamnant à la réclusion à perpétuité, sans possibilité de liberté conditionnelle. © KEYSTONE/AP Star Tribune/RENEE JONES SCHNEIDER


25.05.2019

Un jeune Américain a été condamné vendredi à la prison à vie pour avoir assassiné un couple dans le Wisconsin avant d'enlever leur fille adolescente. Pendant près de trois mois, il l'a ensuite séquestrée dans cet Etat du nord du pays.

Agé de 21 ans, l'homme a reconnu en mars avoir tué par balle le couple et avoir enlevé leur fille de 13 ans, Jayme, dans la petite ville de Barron, le 15 octobre dernier. L'affaire avait choqué par la brutalité. Le suspect n'avait laissé aucune chance aux parents de l'adolescente, qu'il avait choisie sans la connaître, en la voyant monter un matin dans un bus scolaire.

L'adolescente s'était évadée le 11 janvier de la maison où elle était retenue prisonnière à Gordon, à une centaine de kilomètres au nord de Barron. Découverte par une passante, elle avait donné aux autorités un signalement précis de son ravisseur, qui avait été rapidement interpellé.

Menaçant et violent malgré son air juvénile, le ravisseur obligeait sa captive à se cacher sous un lit quand il recevait de la visite ou quand il s'absentait. Il mettait aussi la radio pour couvrir d'éventuels bruits.

"Vraiment désolé"

Il est "l'incarnation du mal", a affirmé le juge James Babler en le condamnant à la réclusion à perpétuité, sans possibilité de liberté conditionnelle. "Il ne fait aucun doute que vous êtes l'un des hommes les plus dangereux sur cette planète", a-t-il poursuivi lors d'une audience emplie d'émotions au tribunal de Barron, qui a duré deux heures.

"Le public ne peut être en sécurité que si vous restez en prison jusqu'à votre mort", a-t-il souligné. L'adolescente s'est exprimée pour la première fois depuis le début du procès, dans une lettre lue par son avocat, Chris Gramstrup. "C'est trop dur pour moi d'apparaître en public. J'ai peur et je suis nerveuse", a-t-elle écrit, demandant la peine maximum pour son ravisseur.

L'accusé a montré plusieurs fois son désaccord avec l'accusation et le juge qui décrivaient sa personnalité, notamment ses fantasmes d'enlever des jeunes filles et de tuer leurs parents pour donner un sens à sa vie solitaire.

"Je ferais n'importe quoi pour défaire ce que j'ai fait", a-t-il dit, des sanglots dans la voix, à la fin de l'audience. "Je me fiche de ce qu'il va m'arriver, je suis simplement vraiment désolé".

ats, afp

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