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Visites rivales de Trump et Biden à la frontière avec le Mexique

Joe Biden a, lors de son discours à Brownsville, invité Donald Trump à se joindre à lui pour soutenir une loi sur l'immigration rejetée par les républicains au Congrès, à la demande l'ancien président. © KEYSTONE/EPA/ADAM DAVIS
Joe Biden a, lors de son discours à Brownsville, invité Donald Trump à se joindre à lui pour soutenir une loi sur l'immigration rejetée par les républicains au Congrès, à la demande l'ancien président. © KEYSTONE/EPA/ADAM DAVIS
Donald Trump a attaqué Joe Biden lors de son discours dans la ville texane d'Eagle Pass, à 500 km de Brownsville, où Joe Biden effectuait une visite le même jour. © KEYSTONE/AP/Eric Gay
Donald Trump a attaqué Joe Biden lors de son discours dans la ville texane d'Eagle Pass, à 500 km de Brownsville, où Joe Biden effectuait une visite le même jour. © KEYSTONE/AP/Eric Gay


Publié le 01.03.2024


Le duel a commencé: Joe Biden et Donald Trump, rivaux probables à la présidentielle de novembre, ont organisé jeudi deux visites concurrentes à la frontière des Etats-Unis avec le Mexique pour évoquer l'immigration, sujet brûlant de la campagne.

Le président démocrate de 81 ans est arrivé en début d'après-midi à Brownsville, au Texas, où il a rencontré des agents de la police aux frontières. Au même moment, son rival Donald Trump, 77 ans, était lui dans la ville texane d'Eagle Pass, à 500 km de là.

Accompagné du gouverneur texan Greg Abbott, le candidat républicain a assisté sous une grande tente blanche à une présentation de responsables de l'Etat, avant d'aller examiner la frontière, confrontée à des arrivées records de migrants.

"Joe Biden est responsable de cette invasion", a accusé Donald Trump. Lors d'un discours, l'ancien dirigeant a peint un tableau extrêmement sombre d'Américains "kidnappés", "violés", "assassinés" par des migrants, comparant la situation actuelle à une "guerre".

Le républicain ne cesse d'accuser son successeur d'avoir transformé la frontière sud des Etats-Unis en passoire. Il martèle que la politique de droit d'asile du dirigeant démocrate a provoqué une crise migratoire sans précédent. Sur cette question brûlante, les deux candidats se renvoient la balle.

"De la politique"

Joe Biden ne nie pas que les Etats-Unis sont confrontés à des arrivées record de migrants. Quelque 302'000 arrestations ont eu lieu en décembre, selon des statistiques officielles. Mais le président démocrate rétorque que ce sont les républicains, emmenés par Donald Trump, qui refusent de coopérer pour déboucher à une solution.

Car une loi sur l'immigration, négociée durant des mois par des membres des deux partis, a finalement été rejetée par les républicains au Congrès, à la demande de l'ancien président. "Il est grand temps d'agir", a plaidé Joe Biden lors d'un discours, avant de lancer une rare main tendue à son adversaire.

"Voici ce que je dirais à Trump", a indiqué le président. "Plutôt que de dire aux parlementaires de bloquer cette loi, joignez-vous à moi pour dire au Congrès d'adopter ce projet de loi, soutenu par les deux partis." Et d'ajouter: "Nous pouvons le faire ensemble."

La Maison Blanche assure que le Parti républicain sabote délibérément toute tentative de compromis sur la question, et que Donald Trump n'entend pas donner de victoire politique à Joe Biden en pleine année électorale.

Election mardi

Ce duel texan a fait les choux gras des chaînes d'information en continu américaines, qui ont rediffusé simultanément les visites des deux prétendants probables à la présidentielle de novembre durant plusieurs heures.

Le Texas, le deuxième Etat le plus peuplé du pays, organise mardi ses primaires pour la présidentielle de novembre lors de la grande journée électorale du "Super Tuesday". Joe Biden et Donald Trump sont de très loin les favoris de leurs partis respectifs.

Donald Trump, qui avait bâti sa popularité lors de sa première campagne victorieuse en promettant la construction d'un mur entre les Etats-Unis et le Mexique, assure que l'expulsion de migrants constituerait l'une de ses priorités s'il était réélu.

L'ancien président a récemment redoublé d'attaques contre les sans-papiers, les accusant d'"empoisonner le sang" des Etats-Unis - des propos qui ont provoqué la stupeur chez ses opposants.

ats, afp

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