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D’accord de ne pas être d’accord?

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11.08.2020

michaël perruchoud

Le mot de la fin

Il semblerait que nous n’ayons plus le droit de penser que sur notre petit pré carré. Que les gens de gauche se doivent de lire des journaux de gauche, et les gens de droite des journaux de droite, que les carnivores éviteront de se préoccuper de la cause animale, qu’un Gruérien s’abstiendra de consommer de l’Emmental, qu’un fan des Rolling Stones a pour mission de mépriser ABBA… Qu’un Blanc ne devrait pas se prononcer sur l’esclavage. Qu’un Palestinien n’aurait pas le droit de pleurer la Shoah.

Nous sommes donc réduits à ce que nous sommes, à notre religion, notre caste, notre village, notre statut social, nos préférences sexuelles. Parce qu’il n’y a rien de pire, dit-on, que de parler pour les autres, qu’il convient de rester à sa place, de ne pas importuner ceux qui ne pensent pas comme nous. Rester bien sage dans sa peau, et ne cultiver nos idées qu’en circuit fermé, n’en faire part qu’à ceux qu’elles ne dérangeront pas.

On ne devrait donc parler que

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