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La revanche des gens bien

Le réalisateur coréen Bon Joon-ho offre à son pays sa toute première Palme d’or cannoise. © Keystone
Le réalisateur coréen Bon Joon-ho offre à son pays sa toute première Palme d’or cannoise. © Keystone
27.05.2019

Thierry Jobin*

L’odeur de la Palme au petit matin

La Corée du Sud n’avait jamais remporté la Palme d’or! Grâce au jury présidé par le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Iñárritu, qui a remis le sacre suprême à Bong Joon-ho pour Parasite samedi soir, cette injustice est enfin réparée. Injustice parce que la Corée du Sud est une immense nation de cinéma. Elle est dotée, depuis une vingtaine d’années, d’une production d’une diversité et d’une inventivité inégalée sur la planète. Ceci grâce à la génération de réalisateurs absolument épatants qui, de Bong Joon-ho à Park Chan-wook, sont nés et ont grandi sous la dictature militaire de Park Chung-hee (entre 1963 et 1979), et ont vécu la longue décennie de transition vers la démocratie (de 1980 à 1993), avant de déployer leurs ailes sur les écrans.

Il y a même un goût de revanche dans cette Palme d’or 2019. Une revanche coréenne, mais aussi de tous les cinéphiles qui ont du goût. Une revanche sur l’édition 2004. Cette année-là, Quentin Tarantino é

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