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Les quatre évangélistes (vers 1625), par Jacob Jordaens. © DR
Les quatre évangélistes (vers 1625), par Jacob Jordaens. © DR
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15.05.2021

Sylviane Dupuis relève l’empreinte biblique dans l’œuvre des auteurs romands du siècle passé. Ou quand l’Ecriture nourrissait nos écritures

Thierry Raboud

Essai » On ne l’évoque plus qu’entourée de précautionneux guillemets: la «littérature romande». C’est que ce fier label régionaliste n’a jamais semblé si obsolète qu’en notre temps hyperconnecté, où les écrivains sont autant d’ici que d’ailleurs. Reste que l’histoire de nos lettres a longtemps été traversée par cette interrogation: qu’est-ce qui nous détermine et nous distingue? Nous, habitants de cette incongruité minuscule et heureuse qu’on appelle Suisse romande, îlot culturel ni tout à fait alémanique, ni tout à fait français. Miette de francophonie si singulière que notre littérature, forcément, devrait l’être également… Ainsi, durant un siècle et demi, on n’a cessé de se relire pour en chercher la marque de fabrique.

L’Helvétie littéraire existait déjà si peu qu’il avait fallu l’inventer. Alors, pour annexer un second mythe à ce premier, quels particularismes souligner qui uniraient le bourlingueur Cendrars, le sédentaire Roud, le transgressif Chessex, la féministe Riv

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