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Pajak peint Nietzsche en touches noires et blanches

Dans un texte d’une dense brièveté, l’écrivain et dessinateur signe le portrait du philosophe en musicien.

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Thierry Raboud

Publié le 20.01.2024

Temps de lecture estimé : 1 minute

Nietzsche en 90 petites pages, il fallait le faire. Mais Pajak, tout à son habitude de juxtaposer proses claires et encres noires pour revivifier l’œuvre et la vie des grands sensibles, de Pessoa à Tsvetaïeva, a l’art d’embrasser la complexité pour lui faire rendre ses harmonies. Ainsi, du migraineux philosophe, c’est un portrait en musicien qu’il propose dans ce texte d’une dense brièveté.

On sait l’idolâtrie de Nietzsche pour Wagner, son reniement parricide ensuite, ses fantasmes de rénovation de la musique grecque antique, mystérieux free-jazz dionysiaque opposé à la pesanteur romantique allemande. Os à ronger pour musicologues. L’écrivain, et c’est ce qui fait la valeur de ce livre, préfère en restituer la chair vive, remontant aux racines de la tortueuse pensée nietzschéenne pour camper le penseur en improvisateur remarquable autant qu’en compositeur dissonant et désespéré. «Je ne doute pas vraiment qu’on s’intéressera un jour assez à moi pour ne pas négliger cette «profe

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