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Claps de fin

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Des musiciens de l’Orchestre philharmonique de Berlin qui saluent, face caméra, après un concert en streaming. A Vienne, le fameux Neujahrskonzert, également donné à vide, a lui été applaudi par une nuée d’internautes. © Monika Rittershaus/Dieter Nagl/DR
Des musiciens de l’Orchestre philharmonique de Berlin qui saluent, face caméra, après un concert en streaming. A Vienne, le fameux Neujahrskonzert, également donné à vide, a lui été applaudi par une nuée d’internautes. © Monika Rittershaus/Dieter Nagl/DR
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05.02.2021

A l’issue de chaque concert, c’est désormais la loi du silence. Emportés par le numérique, les applaudissements ont disparu. Un rituel à réinventer?

Thierry Raboud

Classique » Arrive l’ultime accord, majeur, comme une exultation. Résonance, puis silence. Le chef en sueur, longtemps figé dans son geste suspendu, abaisse enfin sa baguette en un mouvement d’une infinie lenteur. Quelque chose dans l’air se détend. Mais ce silence qui demeure, bientôt immense – gorgé d’absence. Car les applaudissements ont disparu, émiettés derrière d’innombrables écrans où se terrent les mélomanes en attendant mieux. Un rituel très codifié dans le registre classique, qui soudain ne peut plus exprimer sa fonction libératoire. Et cela s’entend: tandis que les orchestres streament à tout va, personne ne sait trop comment conclure. Chaque concert, comme une phrase dénuée de point final

Alors certains ont tenté d’en prendre leur parti, réinventant ce geste collectif &agr

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