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Laure Perret, le retour du plaisir

© Aline Fournier/www.laureperret.com
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Quatre ans après la sortie de son premier album et après deux ans d’absence de la scène, la chanteuse fribourgeoise est de retour. © Aline Fournier/www.laureperret.com
Quatre ans après la sortie de son premier album et après deux ans d’absence de la scène, la chanteuse fribourgeoise est de retour. © Aline Fournier/www.laureperret.com
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17.04.2014

La Fribourgeoise vernit sur trois soirées (jeudi, vendredi et samedi) au Bilboquet de Fribourg son second album «Somewhere Out of Sight». Quatre ans après son premier opus.

Tamara Bongard

Les fans de Laure Perret peuvent se réjouir. Quatre ans après la sortie de son premier album et après deux ans d’absence de la scène, la chanteuse fribourgeoise est de retour. Elle vernit dès ce soir son second album, «Somewhere Out of Sight» au Bilboquet à Fribourg. Sur trois soirées. En première partie, le groupe Nénuphar is what we are, des amis, viendra accueillir le public, chaque soir dans des formations différentes.

Pourquoi avoir attendu quatre ans avant de sortir un second disque? «Quand tu crées un premier disque, tu ne sais pas à quoi t’attendre. A la fin de la tournée de concerts, j’ai senti le besoin de m’arrêter. Il me fallait souffler pour avoir à nouveau envie, explique Laure Perret. Je voulais aussi un album plus uniforme que le premier. Dans «Tired but Happy», j’ai mis tous les titres que j’avais écrits les premières années. Cette fois-ci, je voulais prendre le temps, jouer beaucoup de piano, improviser, et si des airs revenaient plusieurs fois, c’est que je devais les garder.»

Mixé à Helsinki

Celle qui a composé les dix titres de cette nouvelle galette avoue qu’elle n’avait aucune raison de se presser. Guidée par le plaisir, elle a créé ce nouveau disque tout doux, délicat, magnifique. Tous les morceaux ont été écrits ces deux dernières années. «J’en ai bien plus», assure-t-elle. Le groupe a commencé à enregistrer il y a un an, petit à petit.

«Nous avons pris un autre rythme», constate Laure Perret. Le disque a été mixé à Helsinki. «On voulait changer, dans l’optique d’une nouvelle évolution, de prendre un petit risque», explique la chanteuse. Le groupe s’est fait conseiller pour ce choix mais n’est jamais allé sur place, n’a jamais parlé avec l’ingénieur du son. Tous les échanges ont eu lieu par e-mail. «Nous en sommes supercontents», constate l’artiste.

Grâce à We make it

Laure Perret assure se sentir plus proche de ce nouvel album que de «Tired but Happy». «Il me ressemble un peu plus», sourit la jeune femme qui écoute tous les styles de musique se frayant un chemin jusqu’à ses oreilles. Les morceaux ont aussi été arrangés différemment, avec de la clarinette, des chœurs… Elle a également bichonné le visuel de cet objet, qu’elle adore. «La qualité de la musique est meilleure que sur mp3», affirme-t-elle, ajoutant encore: «Comme on sent que le monde du disque est fragile, il faut profiter des CD.»

Pour financer ce disque, Laure Perret est passée par la plateforme participative We make it. Avec pour objectif la récolte de 8000 francs, un montant qui a pu être réuni dans le délai et même dépassé. «Nous avons financé l’album en le vendant et en vendant le vernissage. Ce sont des amis, la famille et le cercle fribourgeois qui ont participé mais aussi des personnes que nous ne connaissions pas», constate Laure Perret. Cette formule a aussi permis à des contributeurs de choisir deux tubes qui seront repris à la sauce «Laure Perret» lors du vernissage.

Le groupe, qui comptait quatre membres, en a gagné un cinquième. La clarinettiste Joséphine Métraux a rejoint le noyau de base constitué de Matthieu Chavaz et de Paulo Wirz. Tandis que la basse est désormais dans les mains de Pascal Hirt, qui s’est également chargé de l’enregistrement du disque. Avec ces trois jours de concerts, Laure Perret et ses amis s’installent au Bilboquet dans une ambiance familiale. «Nous avons arrêté de jouer pendant deux ans, il y aura peut-être plusieurs personnes qui veulent nous voir. Et la salle est petite. Chaque soirée sera différente», estime la chanteuse. Qui a retrouvé l’envie de revoir son public. «Maintenant la scène me manque», sourit-elle. Pendant ces deux ans, elle n’a toutefois pas complètement arrêté de se produire en public. Elle a joué avec Soften. Mais ce n’est pas tout à fait la même chose que d’être leader d’un groupe…

=> Je, ve, sa 20 h 30 Fribourg, au Bilboquet.

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