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Il a chanté Aline pour qu’elle revienne

Dans Et j’ai crié Aline, Thierry Romanens s’accompagne de trois musiciens pour jouer un Ramuz jazz et drôle. © Mercedes Riedy
Dans Et j’ai crié Aline, Thierry Romanens s’accompagne de trois musiciens pour jouer un Ramuz jazz et drôle. © Mercedes Riedy
28.01.2020

Critique Théâtre

Ramuz, il le met dans sa poche arrière puis il s’assied dessus. Non qu’il s’en moque, Thierry Romanens. Mais il y a des œuvres comme des monuments qu’il vaut mieux contempler de biais, de crainte que leur ombre vous happe. Alors l’humour vaut toute révérence.

Ce livre, Aline, il le sort ensuite de sa poche. Le brandit, faussement professoral. L’ouvre, le feuillette, le met en voix, le repose, l’oublie, le chante, s’en gausse ou s’en délecte. Comme dans le Phèdre! de François Gremaud, l’ouvrage devient élément de décor, prend vie dans l’espace, manière de tenir l’œuvre à distance tout en la conservant à portée de main. Romanens ne lit pas Ramuz, il l’interprète, le joue et le déjoue.

Le groove se cristallise

La semaine passée au TKM de Renens, Et j’ai crié Aline marquait son retour en littérature après Voisard, vous avez dit Voisard (2011) et Courir adapté de Jean Echenoz (2016). Un spectacle repris ces vendredi et samedi à Nuithonie, qui prolonge la collab

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