La Liberté

De grâce, pitié pour elles!

09.11.2018

Au moment où partisans et adversaires de l’écornage des vaches et des chèvres donnent leur avis sur cette pratique, j’aimerais amener une réflexion sur les vaches laitières en particulier.

Ces dernières décennies, on a vu des changements importants les concernant. Les manipulations génétiques les ont transformées en machines à produire du lait. Beaucoup sont extrêmement maigres, n’ont plus de cornes, elles ont des mamelles surdimensionnées qui – pour certaines – les entravent dans leur marche et rendent le simple fait de se coucher très ardu. Certains troupeaux dans nos prés inspirent surtout de la pitié.

En même temps, on glorifie la désalpe et tout ce qui va avec, on se gargarise des «traditions», on n’hésite pas à inventer des désalpes, même en ville! Et que dire aussi des représentations de la vache? Il faut bien chercher la ressemblance entre les vaches à cornes dotées d’un corps harmonieux que l’on voit sur des affiches ou sur des briques de lait et celles qui broutent dans les prés.

Au nom de quoi l’homme se permet-il de modifier ainsi l’animal? N’est-il plus possible d’élever des vaches laitières tout en respectant leur intégrité? Heureusement, on voit encore ici ou là de beaux troupeaux de vaches à cornes.

L’initiative sur laquelle on est appelé à se prononcer le 25 novembre – si elle n’empêchera pas les paysans d’écorner leurs animaux – a au moins le mérite de faire réfléchir sur les mutilations qu’on leur inflige.

Merci à Armin Capaul, le paysan à l’origine de cette initiative, de nous rappeler que les bovins ne sont pas des machines.

Gabrielle Jenny-Marclay,

Treyvaux

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