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Doutes de la Banque mondiale

Publié le 12.01.2022

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Croissance » Le scénario du pire est possible avec omicron, selon la Banque mondiale.

La croissance mondiale va ralentir cette année et un scénario du pire n’est pas exclu sous l’effet du variant omicron, qui se répand comme une traînée de poudre sur tous les continents accentuant pénurie de main-d’œuvre et problèmes logistiques, a prévenu hier la Banque mondiale.

L’institution a révisé en baisse de 0,2 point sa prévision de hausse de PIB mondial pour 2022, à 4,1%, après 5,5% en 2021, également en baisse de 0,2 point par rapport à l’estimation de juin dernier.

Mais, selon différentes hypothèses, «les perturbations économiques simultanées provoquées par omicron pourraient réduire davantage la croissance mondiale cette année, de 0,2 à 0,7 point de pourcentage», indique l’institution, ce qui ferait tomber la croissance à 3,9% voire 3,4%.

Dans ce scénario du pire, «la grande partie du choc se ferait sentir au premier trimestre 2022, suivi d’un rebond notable au deuxième trimestre», précise la Banque mondiale.

«Le variant omicron nous montre encore une fois que la pandémie est toujours parmi nous et nous devons apprendre à vivre avec» elle, a souligné Ayhan Kose, responsable des prévisions de la Banque mondiale, lors d’un entretien avec l’AFP. Il souligne que cette quatrième vague entraîne pour le moment moins de restrictions que la vague initiale de 2020. «Et si la vague venait à s’atténuer bientôt, l’impact économique serait plutôt bénin», dit-il.

Mais «si le variant venait à s’installer durablement, avec un nombre d’infections élevé et pressurisant les systèmes de santé, alors la croissance serait plus faible», ajoute-t-il. Car les pénuries de main-d’œuvre seraient alors plus criantes, perturbant encore davantage l’approvisionnement mondial. ATS/AFP

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