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A peine élu et déjà conspué par la rue

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Abdelmadjid Tebboune (sur l’affichette), ancien ministre puis chef de gouvernement du président Bouteflika, ne connaîtra sans doute pas d’état de grâce. © Keystone
Abdelmadjid Tebboune (sur l’affichette), ancien ministre puis chef de gouvernement du président Bouteflika, ne connaîtra sans doute pas d’état de grâce. © Keystone
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14.12.2019

Un cacique du régime a été élu président à l’issue d’une élection largement boycottée par les Algériens

Célian Macé

Algérie » Quelques minutes après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle de la veille, les Algériens ont commencé à descendre dans les rues du pays, pour le 43e vendredi consécutif. Ils étaient, à nouveau, des dizaines de milliers. Dans ce pays si longtemps privé de manifestations (les rassemblements sont en théorie interdits dans la capitale depuis un décret datant de 2001), rien ne semble aujourd’hui pouvoir les empêcher de marcher.

Ni personne. Le vainqueur annoncé de ce scrutin présidentiel, tant voulu par l’armée mais boycotté par une majorité de la population, Abdelmadjid Tebboune, qui a recueilli 58,15% des suffrages selon les résultats officiels, fait déjà l’objet de moqueries. Les manifestants le surnomment «président cocaïne», en référence à la détention provisoire de son fils dans une célèbre affaire de trafic de drogue. «Le vote est truqué. Vos élections ne nous concernent pas et votre président ne nous gouvernera pas», clamait la foule hier à Alger.

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