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Femmes indigènes, proies sexuelles

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A Bogota, le 29 juin, une action de protestation contre le viol d’une adolescente amérindienne a dénoncé une «armée de violeurs». © Keystone
A Bogota, le 29 juin, une action de protestation contre le viol d’une adolescente amérindienne a dénoncé une «armée de violeurs». © Keystone
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15.07.2020

En Colombie, la révélation de plusieurs viols de femmes indigènes par des soldats fait scandale

Anne Proenza, Bogota

Colombie » Elle était partie cueillir des goyaves. C’était le dimanche 21 juin en fin d’après-midi. Sur son chemin, près du hameau de Santa Cecilia dans le département central du Risaralda au cœur des Andes, la fillette de 12 ans, de la communauté indienne emberá-chami, a rencontré sept soldats. Les militaires l’ont séquestrée, violée à tour de rôle, et ses proches ne l’ont retrouvée que le lendemain, pleurant au bord du fleuve. La plainte portée par la famille, soutenue par les autorités de la réserve indienne Gitó Dobaku où elle vit, et l’Organisation nationale indigène, et reprise par les réseaux sociaux et les médias, a fait immédiatement scandale.

Dans les jours qui ont suivi, des dizaines d’autres cas ont été divulgués au public. Arrêtés, les sept soldats ont avoué et le chef de l’armée a dû monter au créneau, révélant que depuis 2016, 118 militaires font l’objet d’enquêtes pour des abus sexuels contre des mineures. Le Parquet colombien a pour sa part fait ses comptes:

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