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Fusillade et chasse à l’homme

Après les tirs dans le tramway, une vaste opération de police s’est déroulée tout l’après-midi, paralysant la ville. © Keystone
Après les tirs dans le tramway, une vaste opération de police s’est déroulée tout l’après-midi, paralysant la ville. © Keystone
19.03.2019

Un homme a ouvert le feu dans un tramway à Utrecht, faisant trois morts et cinq blessés. Il a été arrêté

Pays-Bas » La police néerlandaise a interpellé hier un homme soupçonné d’avoir ouvert le feu dans la matinée dans un tramway à Utrecht, a annoncé le chef de la police. L’attaque a fait trois morts et cinq blessés.

Tout au long de la journée, la sécurité dans les aéroports et les bâtiments clés du pays, notamment les mosquées, a été renforcée et la municipalité d’Utrecht, dans le centre des Pays-Bas, a conseillé aux écoles de la ville de fermer leurs portes et aux habitants de «rester à l’intérieur».

Dans la matinée, un homme a ouvert le feu dans un tramway du centre de cette ville, l’une des plus importantes du pays. Trois personnes ont été tuées et cinq blessées, selon la police et le maire Jan van Zanen, qui avait dans un premier temps évoqué neuf blessés.

Un ressortissant turc

En début d’après-midi, les autorités ont rendu publique la photo d’un homme aux cheveux courts portant un blouson bleu, tirée d’une caméra de vidéosurveillance du tramway.

«La police recherche G. T., 37 ans (né en Turquie), en lien avec l’incident de ce matin», indique la police d’Utrecht sur Twitter, enjoignant au public de «ne pas l’approcher». Cet homme a été interpellé en fin d’après-midi. «On vient de nous informer que le suspect a été arrêté», a annoncé le chef de la police d’Utrecht Rob van Bree, lors d’une conférence de presse.

Niveau de menace abaissé

Le niveau de menace terroriste, porté à Utrecht après l’attaque à cinq, son plus haut niveau, a été abaissé, a affirmé le directeur de l’agence nationale pour la sécurité et le contre-terrorisme (NCTV), Pieter-Jaap Aalbersberg, confirmant l’interpellation du «principal suspect». Dans l’après-midi, des dizaines de policiers armés avaient encerclé un immeuble à quelques centaines de mètres des lieux de la fusillade, sans que l’on sache si le suspect s’y trouvait, a constaté un journaliste.

«S’il l’a fait, il faut qu’il soit puni», a déclaré à l’agence de presse turque DHA Mehmet Tanis, le père du suspect, disant ne pas avoir de contact avec son fils, resté aux Pays-Bas, depuis 11 ans.

«Nous ne céderons pas face à l’intolérance», a affirmé le premier ministre néerlandais Mark Rutte, lors d’une conférence de presse à La Haye. «Un acte de terrorisme est une attaque contre notre civilisation, contre notre société tolérante et ouverte», a-t-il déploré. Tous les partis politiques ont suspendu leur campagne à deux jours d’élections locales qui détermineront la composition future du Sénat néerlandais. Selon la radio-télévision publique NOS, le suspect avait comparu il y a deux semaines en justice dans une affaire de viol.

Une femme pour cible

Des témoins ont rapporté que le tireur avait pris pour cible une femme et des personnes tentant de l’aider, selon des médias. L’un d’entre eux a raconté à NOS News avoir vu une femme sortir du tramway en courant, du sang sur ses mains et ses vêtements avant de s’effondrer. «Je l’ai amenée à ma voiture et l’ai aidée. Quand la police est arrivée, elle était inconsciente», a-t-elle relaté.

Le patron du NCTV a évoqué une attaque «à plusieurs endroits». Mais il n’a pas donné plus de détails. La police a par ailleurs indiqué qu’une Renault Clio vraisemblablement volée à son conducteur au moment de l’attaque avait été retrouvée abandonnée.

Dans la cité portuaire de Rotterdam, la police a indiqué avoir accru la sécurité aux abords des mosquées, trois jours après la mort de 50 fidèles dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. ats/afp

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