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La planète se claquemure face au virus

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31.03.2020

Pandémie » Le pic est attendu avec impatience dans les pays touchés. Déjà 35 000 morts dans le monde.

La perspective que l’épidémie atteigne enfin son pic dans les pays d’Europe les plus meurtris par le coronavirus suscitait de l’espoir hier. La récession est toutefois un «fait acquis» désormais en raison des mesures de confinement mises en œuvre à travers le globe.

La pandémie a fait au moins 35 000 morts dans le monde, dont près des trois quarts en Europe, depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi hier par l’AFP à 18 h 15. Partout où le Covid-19 fait des ravages, on guette fébrilement le pic du taux de mortalité, annonciateur d’un reflux et d’un désengorgement des services de réanimation.

Le confinement semble commencer à produire des résultats encourageants après trois semaines en Italie, pays qui enregistre le record mondial de décès. Les autorités sanitaires ont encore annoncé un bilan quotidien de 812 morts lors des dernières 24 heures, ce qui porte à plus de 11 500 le nombre total de décès. Mais la hausse des nouveaux cas positifs recensés n’a jamais été aussi faible.

Deuxième pays le plus touché au monde avec 7340 décès, l’Espagne a de son côté enregistré 812 décès en 24 heures, contre un record de 838 dimanche. C’est la première fois depuis jeudi que le nombre de morts quotidiens recule.

L’économie espagnole, mise à l’arrêt pendant deux semaines, se prépare à un choc d’autant plus sévère qu’elle cumule les fragilités: précarité de l’emploi, dette élevée ou forte dépendance au tourisme et à l’automobile. Soulignant la «férocité étonnante» avec laquelle le virus a frappé l’Europe, le Fonds monétaire international (FMI) a estimé hier qu’une «profonde récession» en 2020 sur le Vieux-Continent était «un fait acquis». Locomotive de l’Europe, l’économie allemande pourrait se contracter de 2,8% en 2020, selon le scénario retenu par le Comité des sages économiques qui conseillent le gouvernement.

Plus de 3,38 milliards de personnes étant astreintes à rester chez elles, soit 43% de la population mondiale, les transports sont au point mort, et la demande de pétrole aussi. Hier, le baril de Brent a atteint 22,28 dollars, un niveau plus vu depuis plus de 17 ans.

ats/afp

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