La Liberté

Les plaies de la corruption révélées

pictogramme abonné La Liberté Contenu réservé aux abonnés
Durrës porte un peu partout la trace du tremblement de terre qui a fait 51 morts et plus de 2000 blessés en Albanie le 26 novembre. © Keystone
Durrës porte un peu partout la trace du tremblement de terre qui a fait 51 morts et plus de 2000 blessés en Albanie le 26 novembre. © Keystone
Partager cet article sur:
07.12.2019

Le séisme révèle comment les constructions illégales ont alourdi le bilan des victimes et des dégâts

Louis Seiller, Durrës

Albanie » Un ballet de tractopelles, des appartements éventrés, des immeubles explosés à la dynamite… Sous le soleil d’automne, le front de mer de Durrës a des allures d’apocalypse. Le séisme de magnitude 6,4 qui a meurtri l’Albanie le 26 novembre (51 morts et 2000 blessés) a mis à terre la plus grande station balnéaire du pays, aujourd’hui largement désertée par ses habitants, traumatisés.

Face aux gravats de l’hôtel Miramar, dont l’effondrement a coûté la vie à deux de ses employés, Kristo Dozi ne décolère pas. «Selon la loi, à Durrës et à Tirana, il ne faut pas construire plus de quatre ou cinq étages, assure ce retraité en montrant son immeuble fissuré. Mais mon immeuble, on lui a donné un permis pour treize étages! Alors, à qui la faute? Les autorités ont tout vu, pourquoi elles ont autorisé ça? Ce sont tous des bandits.»

Plaies et conflits

Un peu plus loin, le long d’une rue de l’Indépendance recouverte de poussière, Eron fait les cent pas et noie son désespoir da

Articles les plus lus
suivez-nous sur insta

 

Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00