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Les restes de la colère

Le souvenir de Freddie Gray (tué en 2015 par la police) et du combat des Noirs américains s’inscrit désormais sur les murs des quartiers déshérités de Baltimore. © Keystone
Le souvenir de Freddie Gray (tué en 2015 par la police) et du combat des Noirs américains s’inscrit désormais sur les murs des quartiers déshérités de Baltimore. © Keystone
Les restes de la colère
Les restes de la colère
02.06.2019

Quatre ans après de graves émeutes, Baltimore incarne la déception du mouvement Black Lives Matter

Alexis Rapin, Reportage à Baltimore

Etats-Unis » «Il avait 41 ans et a été tué de plusieurs coups de feu.» C’est en quelques mots que les médias de Baltimore ont annoncé, jeudi dernier, l’assassinat d’un homme en pleine rue au nord-est de la ville. Un nom de plus sur une statistique hallucinante: à Baltimore, une personne est tuée en moyenne toutes les 19 heures.

Ce niveau de violence extrême s’ajoute à tous les fléaux qui affligent les grandes villes américaines et dont aucun n’a épargné Baltimore: désindustrialisation, délabrement urbain, pauvreté galopante… et brutalité policière.

Huit jours d’émeutes

En effet, lorsque au printemps 2015 un jeune Afro-Américain, Freddie Gray, meurt aux mains de la police locale, le point de rupture est atteint: huit jours d’émeutes s’ensuivent,

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