La Liberté

#MeToo en échec à Bollywood

02.12.2019

Cinéma » «Ma carrière est finie.» Un an après l’irruption du scandale #MeToo à Bollywood, beaucoup d’actrices et de chanteuses indiennes, victimes présumées, affirment avoir pâti de leurs révélations, tandis que les hommes qu’elles accusent sont de retour sous les projecteurs. A rebours d’Hollywood, le statu quo semble tristement prévaloir en Inde.

La chanteuse Sona Mohapatra s’est ainsi vue intimée de quitter une émission télévisée à laquelle elle participait après avoir accusé un compositeur, Anu Malik, de harcèlement sexuel. «J’ai été désignée comme une agitatrice et on m’a demandé de partir. Du jour au lendemain», a-t-elle raconté le mois dernier. Zee TV, la société produisant le programme de télé-réalité auquel elle participait, a toutefois rejeté ses accusations.

Le cinéaste Subhash Kapoor, jugé pour des brutalités, a d’abord été écarté d’un film produit par Aamir Khan, l’un des acteurs les plus connus de Bollywood. Mais la star a ensuite fait machine arrière, au nom du «droit à travailler et à gagner sa vie» du réalisateur. «Le système de protection des prédateurs est très solide» à Bollywood, estime Anusha Khan, une consultante de l’industrie du spectacle indienne. ATS/Afp

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