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Les paysans, une cible trop facile

Publié le 06.07.2019

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Par ces quelques lignes, je souhaite défendre la dignité des paysans contre qui une véritable fronde a été lancée par les médias dominicaux. Il va de soi que chaque cas de maltraitance est un cas de trop. Cela étant dit, des rectificatifs s’imposent.

Tout d’abord, la confusion entretenue entre des «milliers de cas de maltraitance» sur les manchettes pour ensuite, dans l’article, retenir des «centaines de cas de maltraitance». Il est difficile pour le lecteur avisé de ne pas voir dans cette manière de faire une volonté de sensationnalisme malsaine, malheureusement si répandue dans nos médias contemporains.

Mais peu importe la motivation de cette fronde, les médias dominicaux à la pensée idéologique urbaine et mondaine se plaisent à attaquer une minorité campagnarde sans voix. Une minorité sans voix parce qu’elle travaille tellement qu’elle n’a pas le temps de se plaindre, une minorité silencieuse saisie par son labeur quotidien qu’elle n’a plus la force de manifester son ras-le-bol, cette minorité qui se tait, qui se cache et qui subit le diktat des bien-pensants qui n’ont jamais tenu de fourche dans leurs mains, ni gardé une génisse ne serait-ce qu’un jour durant.

Pour conclure, au nom probablement d’une immense partie de la population, je souhaite témoigner au monde paysan la plus grande gratitude pour tout ce qu’il fait au quotidien sans jamais se plaindre et avec le plus grand amour de la nature.

Emmanuel Kilchenmann,

agriculteur et avocat,

Fribourg

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