La Liberté

Sa réputation de «Max» reste bien assurée

Le TMax Tech 560 se différencie de la version de base par une bulle électrique, des poignées et selles chauffantes, le régulateur de vitesse et des finitions spéciales dont les jantes anodisées or. © JJR
Le TMax Tech 560 se différencie de la version de base par une bulle électrique, des poignées et selles chauffantes, le régulateur de vitesse et des finitions spéciales dont les jantes anodisées or. © JJR
Partager cet article sur:
03.06.2020

Yamaha TMax 560 »   Le clan des maxiscooters détient son icône depuis ses origines il y a 19 ans. Après bientôt deux décennies d’existence et sept mises à niveau, le TMax reste fidèle à ses légendes. Le modèle le plus vendu en Europe et paradoxalement le plus convoité des voleurs n’en finit pas de prendre des hauteurs. Les bonus de la version 2020 sont surtout sous l’habillage de ce grand scooter toujours conforme à la forme boomerang du TMax d’origine. Et le prix reste lui aussi dans le haut de gamme et avoisine les 15 000 francs.

Il n’est pas dénommé la Ferrari des scooters pour rien. Le nouveau TMax, essayé dans sa version luxe TechMax, offre ce qu’il promet. Le moteur deux cylindres est passé de 530 à 562 cm3 pour une puissance de 47,5 chevaux. La boîte CVT s’est bonifiée pour améliorer les performances de ce TMax 2020 qui s’est mis aux normes Euro 5. Le look s’est affiné pour assumer définitivement son rôle de roi des maxiscooters. Reste que le TMax est à classer dans une catégorie à part notamment par son caractère résolument sportif aux dépens de l’aspect utilitaire et grand tourisme de ses concurrents.

Comme la plupart des véhicules purement japonais, le TMax s’est instauré en véritable icône, à l’instar de son homologue VMax en moto. Les finitions et les matériaux sont à la hauteur d’un véhicule mythique et haut de gamme. L’affichage digital n’a pas évolué vers trop de multimédia, mais les boutons sont assez nombreux pour qu’un apprentissage s’impose, notamment pour l’utilisation du système de mise en marche sans clé. L’habillage est conforme à un scooter, mais son comportement est un peu hybride. Il n’est ni scooter, ni moto. Il est à classer dans une niche à part. Certains passionnés en ont déjà fait leur idole.

Son comportement est en mesure de concurrencer la plupart des motos citadines de même cylindrée, voire supérieure. Sa tenue de route est remarquable et l’on apprécie la technologie moto développée qui autorise de telles performances. Le constat vaut également au niveau du freinage ou de l’amortissement. Malgré ses plus de 220 kilos sur la balance, le TMax, une fois lancé, se catapulte en un deux-roues maniable et efficace. Son comportement moteur très rond lui confère vigueur et efficacité même avec très peu de gaz. Il est difficile, avec cet avion de chasse capable de grimper à 180 km/h, de rester dans les limitations! Le tribut à payer à cette vigueur est une position de conduite un peu bâtarde en raison d’une selle trop large, perchée à 80 cm (prévoir des talonnettes pour les petits gabarits). Quant au passager arrière, il doit subir les règles des positions yoga des motos sportives. Quand on aime…

Jean-Jacques Robert

Articles les plus lus
Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00