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Les premières «bibliothèques de l’ombre», ou «shadow ­libraries» en anglais, ont vu le jour dans les années 1990. Leur fonctionnement diffère singulièrement des 
bibliothèques traditionnelles. 
 © Pixabay/CC
Les premières «bibliothèques de l’ombre», ou «shadow ­libraries» en anglais, ont vu le jour dans les années 1990. Leur fonctionnement diffère singulièrement des 
bibliothèques traditionnelles. 
 © Pixabay/CC
09.10.2017

Les «shadow libraries» proposent discrètement des milliers de documents piratés

Vincent Bürgy

Science »   Library Genesis, Sci-Hub ou le défunt Gigapédia: autant d’adresses web méconnues du grand public, car quasi invisibles dans les résultats des moteurs de recherche, mais sujettes à d’intenses controverses. Fantasme pour les uns, cauchemar pour les ayants droit, les «bibliothèques clandestines» d’internet, appelées «shadow libraries» en anglais, contiennent des dizaines de milliers de textes piratés.

Ces plateformes ont émergé dans les années 1990, à l’initiative d’universitaires et de chercheurs, échaudés par les décennies de censure soviétique, rappelle le média français Rue89. Lib.ru est l’un des sites les plus connus apparus à cette période. Loin de subir le même sort que l’URSS, les «bibliothèques de l’ombre» conti

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