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Avoir le travail de maturité à ses trousses

L’équipe de Zip Case: Valentin Python, Sara Moreira, Florent Cotting, Alicia Ferreira et Alexis Yerly (de gauche à droite). © DR
L’équipe de Zip Case: Valentin Python, Sara Moreira, Florent Cotting, Alicia Ferreira et Alexis Yerly (de gauche à droite). © DR
28.05.2019

Coup de cœur » «Nos trousses sont personnalisables, présente Alexis Yerly. Le client choisit la couleur de sa trousse et celle de sa corde pour former sa propre sacoche.» Le jeune homme de 19 ans est responsable marketing de l’entreprise Zip Case, montée par cinq jeunes étudiants du Collège Sainte-Croix, dans le cadre de leur travail de maturité. «On a d’abord songé à produire quelque chose de comestible», explique Alicia Ferreira, 18 ans, cheffe de production. «Mais l’idée de faire un produit utile pour le sport et les voyages nous a plu davantage.» Avec cette optique d’aventure, les clients qui voyagent un Zip Case sur les épaules sont remerciés par une photo d’eux sur le compte Instagram de l’entreprise.

Ce ne sont pas des trousses ordinaires. Le produit lui-même est fabriqué par le Centre d’intégration socioprofessionnelle de Fribourg, plus intéressant pour un travail de maturité qu’une production standard. «Mais ce qui fait vraiment la spécificité de nos produits est le recyclage d’anciennes cordes d’escalade», détaille Alicia Ferreira. «Les centres d’escalade ou les particuliers qui n’en ont plus besoin nous les transmettent.» Elle sont alors transformées en sangle pour changer la trousse en sacoche. «En outre, laisser le client combiner sa trousse et sa corde est un moyen d’interagir avec lui», renchérit Valentin Python, 19 ans, responsable des finances. L’idée est assez originale pour attirer l’attention de l’association Young Enterprise Switzerland, qui a retenu Zip Case parmi les finalistes de son concours consacrant la meilleure minientreprise de l’année.

«Notre but est maintenant de finir l’année sur un bénéfice», confie Valentin Python. «Mais on ne fait pas ça pour l’argent», précise Alexis Yerly. Si les cours d’économie et droit ont jeté les bases théoriques, il leur restait plein de choses à apprendre. «Il nous manquait l’expérience, mais aussi la manière de convaincre quelqu’un, de parler avec les producteurs», énumère Alicia Ferreira. «On a pu voir à quoi on serait confrontés si on choisissait ce genre de métier.» Alexis Yerly conclut: «Même si on change de voie, ça nous donne un joli bagage d’expériences.»

Margot Knechtle

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