La Liberté

Ces films où le Père Noël est vraiment une ordure

Les fêtes ne riment pas forcément avec films kitsch... © Thibaut Vultier
Les fêtes ne riment pas forcément avec films kitsch... © Thibaut Vultier
16.12.2018

L'article en ligne - Fêtes Lassé de voir toujours les mêmes films pendant les fêtes ? Notre chroniqueur vous a déniché quelques perles parmi les nombreux films d'horreur sur la thématique de Noël.

Thibaut Vultier

À moins d'être resté cloîtré chez vous ces dernières semaines et d'avoir échappé au cortège de décorations lumineuses et autres musiques insupportables censées rappeler au bon consommateur qu'il a, cette année encore, oublié de préparer ses cadeaux à l'avance, vous le savez : Noël arrive. Et avec lui, ses fameux films de Noël qui composeront l'intégralité de la programmation de la totalité des chaînes de télé. Si cette opportunité fabuleuse de revoir pour la quatorzième fois « Sissi face à son Destin » vous laisse de marbre, si « Love Actually » vous excite autant que la lecture d'un avis mortuaire, sachez que les fêtes de fin d'année sont également le sujet d'une ribambelle de films d'horreur.
Vous trouverez ici une petite sélection pour passer un Noël plein de frissons. Ou de franche rigolade, car disons-le d'emblée, ces films sentent tous le nanar à plein nez.

Sint (Dick Maas, 2010)

Captatio benevolentiae oblige, commençons par un film qui parlera certainement au public fribourgeois. En effet, ce long-métrage hollandais met en scène notre bien-aimé Saint-Nicolas. Mais attention : ici, le Saint-Nic n'est pas du genre à scander « mes bien chers enfants » du balcon de la cathédrale après avoir distribué des biscômes aux familles à dos de Babalou. Plutôt du genre sanguinaire, à dévaster des villages pour le plaisir. Relativement furibards, les villageois incendient l'affreux personnage qui, pour une raison mystérieuse, revient quelques siècles plus tard d'entre les morts à la tête d'une horde de zombies, bien décidé à répandre le sang des enfants pas sages. Qu'on se le dise, passée l'originalité du propos, le film est assez mauvais. Quoi qu'il en soit, tenez-vous à carreaux cette année, sait-on jamais.

Krampus (Michael Dougherty, 2015)

Après repas de fin d'année en famille qui tourne au pugilat (un grand classique de Noël, n'est-ce pas ?), un petit garçon invoque accidentellement le Krampus. Comprenez une sorte de créature mi-homme mi-chèvre qui, dans le folklore autrichien, remplit le rôle du Père Fouettard, accompagnant le Saint-Nicolas pour mettre une vaillante rouste aux vilains garnements. Dans ce film plutôt médiocre à cheval entre comédie et horreur, le Krampus et ses serviteurs – jouets démoniaques et autres bonshommes en pain d'épice tueurs (si, si...) – s'en donnent à cœur joie pour décimer cette famille où l'esprit de Noël fait tant défaut. Rappelez-vous-en une fois assis autour de la dinde fumante : soyez gentil avec votre cousin insupportable, sans quoi il pourrait bien vous arriver des bricoles.

Treevenge (Jason Eisener, 2008)

Imaginez un instant : les sapins que nous coupons pour décorer nos salons à l'approche des fêtes sont conscients. Ils ressentent la douleur infligée par la tronçonneuse, mais aussi la tristesse, l'incompréhension et la colère d'avoir été séparés de leurs amis et familles de conifères. Mais les humains doivent prendre garde, car l'heure de la vengeance a sonné. C'est idiot, n'est-ce pas ? Eh bien c'est néanmoins le scénario de Treevenge, un court-métrage qui, bien que gore et désopilant, réussit le tour de force de nous faire réfléchir à la dramatique condition des sapins que nous abattons pour notre plaisir.

Elves (Jeffrey Mandel, 1989)

Une adolescente, qui est en réalité le fruit des expérimentations de scientifiques nazis tentant de créer génétiquement la race suprême, est poursuivie par des elfes maléfiques après les avoir invoqués par accident. C'est que, si j'ai bien suivi, les nazis ont tenté d'utiliser le génome des elfes dans leurs croisements génétiques, enfin un truc du genre. Un elfe doit donc se reproduire avec notre héroïne le soir de Noël pour que naisse le soldat aryen parfait. Ce qui fait sens, avouons-le. Heureusement, un ancien flic reconverti en Père Noël de supermarché veille au grain. Un vrai nanar comme on les aime.

Silent Night, Deadly Night (Charles E. Sellier Jr., 1984)

Traumatisé par l'assassinat brutal de sa famille par un homme déguisé en Père Noël un soir de réveillon, Billy est élevé durement par les sœurs d'un orphelinat. Devenu un jeune adulte, sa vie prend un nouveau tournant lorsqu'il doit endosser le rôle de Père Noël. En bref, Billy pète les plombs et se met à tuer tous ceux qu'il voit comme des enfants pas sages. Un classique, qui contient ce que le « slasher » fait de mieux, mais aussi de pire.

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