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Des dés et des mondes

Luc Rossier, président du club du Baal Masqué, derrière l’estrade du maître de jeu. © Leonardo Gomez
Luc Rossier, président du club du Baal Masqué, derrière l’estrade du maître de jeu. © Leonardo Gomez
22.11.2016

Page Jeunes >> Le jeu de rôle papier, une bonne manière de créer des liens? 
Le club du Baal Masqué de Fribourg nous ouvre ses portes.

Leonardo Gomez

Aventure »   Dans un silence religieux, le dé roule sur la table. Il tourne sous les regards, quand enfin, il s’arrête, et l’on s’écrie plein d’espoir: «Critique!» Le maître de jeu se lève alors, tout sourire, et annonce: «Bravo! Tu décapites le dragon d’un coup d’épée!» Cri de victoire et canettes de bière qui s’entrechoquent: la partie est terminée, le méchant est vaincu et les héros sont les vainqueurs. Il est temps de revenir sur Terre.

Ce spectacle, c’est la fin d’une partie de jeu de rôle papier à laquelle se sont livrés des joueurs et des joueuses de tous âges, bien au chaud au club du Baal Masqué, sous l’église Sainte-Thérèse de Fribourg.

«Un jeu de rôle papier, c’est généralement quatre joueurs réunis autour d’une table, qui écoutent un maître de jeu déblatérer une histoire avec laquelle ils interagissent. Au fond, c’est un genre de conte interactif», explique Lionel Buchs, 21 ans.

«Tout est possible!»

Très populaires dans les années 70, les jeux de rôles papier reviennent petit à petit à la mode. De plus en plus de jeunes mais aussi de seniors se réunissent autour d’une table pour endosser la peau d’un autre et vivre une grande aventure. «La seule limite, c’est l’imagination. Les gens viennent incarner un rôle et partent ensemble pour vivre quelque chose. Ils peuvent venir de tous les milieux sociaux, peu importe: rien n’est écrit, tout est possible!», s’enthousiasme Luc Rossier, 37 ans, président du club du Baal Masqué.

Il existe des centaines de jeux de rôles papier, chacun d’entre eux offrant des millions de possibilités de jeu. «Les joueurs plus âgés seront stratégiques, alors que les jeunes joueurs fonceront dans le tas, mais au final, tous s’amusent et se débrouillent ensemble», sourit Lionel Buchs.

«Je joue très souvent avec des gens plus âgés que moi. Je trouve que c’est un bon moyen de faire des rencontres auxquelles on n’aurait pas pensé», affirme Kolia Magnin, 17 ans. Toujours considéré comme underground, le jeu de rôle papier a encore du mal à faire parler de lui. Kolia Magnin regarde toutefois l’avenir avec espoir: «En jouant, on développe notre imagination, notre capacité à improviser et notre confiance en nous-même. On vit quelque chose ensemble. C’est un bon ciment social, et on commence à s’en rendre compte.»

«Les filles sont toujours sous-représentées, mais les choses avancent!», affirme Luc Rossier. «Comme j’aime le dire, si je fais du jeu de rôle, ce n’est pas parce que je n’ai pas de vie, c’est parce que j’ai décidé d’en avoir plusieurs.»

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