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«Evitons de creuser un fossé entre les politiciens et le peuple»

Anthony Marchand, président des jeunes UDC fribourgeois.
Anthony Marchand, président des jeunes UDC fribourgeois.
Oxel Suarez Alvarez, jeune socialiste. © DR
Oxel Suarez Alvarez, jeune socialiste. © DR
Johanna Gapany, députée libérale-radicale. © DR
Johanna Gapany, députée libérale-radicale. © DR
30.01.2018

Anthony Marchand

22 ans, président des Jeunes UDC fribourgeois

«Quand j’ai commencé à m’engager en politique, ce n’était que les débuts des réseaux sociaux. Depuis, toutes les opinions politiques y ont pris une place considérable. Je n’ai pas l’impression que la droite y trouve plus de sympathisants, en revanche, je connais des personnes, déjà ralliées à ces idées, qui prennent maintenant plus facilement la parole sur internet. A noter que la page Facebook des Jeunes UDC Fribourg est la première page politique du canton en termes de likes.

A l’UDC on dit tout haut ce que beaucoup de gens pensent tout bas. Et parmi ceux-ci, certains rechignent à s’exprimer publiquement, par crainte du regard des autres. De mon côté, je n’ai aucun tabou, mes idées sont connues à travers mon engagement politique. Mais je ne les clame pas sur les réseaux sociaux, je préfère aller à la rencontre de la population sur le terrain.»

 

Oxel Suarez Alvarez

20 ans, jeune socialiste

«Je ne suis pas d’accord avec ceux qui expliquent le succès de la droite sur la Toile par son absence dans les médias traditionnels. En tant que premier parti de Suisse, l’UDC y a la place qui lui est due. Sur internet, on assiste toutefois à l’émergence d’une autre droite, pas parlementaire et plus radicale, qui relaie ses idées via des sites qui ne font pas de la presse d’opinion mais qui diffusent de fausses informations. C’est clair qu’on trouve une presse d’opinion de gauche, mais elle ne va jamais jusqu’à propager des informations mensongères. Ça me fait rire lorsqu’on reproche à la gauche d’être déconnectée de la réalité, alors que tout le gratin de la droite se réunissait à Davos la semaine passée. Je comprends le ras-le-bol que certains ressentent, mais je doute qu’une critique gratuite des politiciens de gauche résolve quoi que ce soit.»

 

Johanna Gapany

29 ans, députée libérale-radicale

«Sur les réseaux sociaux, c’est facile d’exprimer une opinion radicale. Pas seulement pour les sympathisants de l’extrême droite, c’est le cas pour les extrémistes de tout bord. Il n’y a quasiment pas de contrôle sur les contenus qui circulent sur la Toile, à la différence des médias où les journalistes font office de filtre. Le fait que des dirigeants comme Trump se permettent de tenir des propos politiquement incorrects libère probablement la parole des internautes. Tant que ces propos, parfois scandaleux, souvent irréfléchis, se limitent à la sphère du web, je préfère qu’on puisse les lire et prendre conscience de leur réalité, plutôt que de les interdire. Il faut maintenir un dialogue avec cette frange de la population pour comprendre d’où vient son mécontentement. Evitons de creuser un fossé entre les politiciens et le peuple.»

Aurélie Bavaud et Louis Rossier

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