La Liberté

«J’ai des monstres rêves, mais je suis hyperréaliste»

Le sujet favori des statues d'Alizée Rusca: les couples enlacés. © Sheena Blezinger
Le sujet favori des statues d'Alizée Rusca: les couples enlacés. © Sheena Blezinger
Partager cet article sur:
03.02.2020

Adepte d’athlétisme, Alizée Rusca, 21 ans, crée des statues et les vend pour financer sa pratique d’un sport à haut niveau.

Parle-moi de ton art! «J’ai toujours aimé l’art. Petite, j’ai fait de la danse classique pendant huit ans et du violon. Aujourd’hui, je chante au Conservatoire et je crée des statues. C’est en cours d’arts visuels, au Collège Saint-Michel, que j’ai appris à faire des statues à base de fil de fer et de scotch de carrossier. J’y ai pris tellement de plaisir que j’ai décidé de continuer à en créer.

Mais j’ai une deuxième passion: c’est le sport. Je pratique l’athlétisme depuis neuf ans. Actuellement, je vise le championnat d’Europe qui aura lieu en juillet 2021. Pour atteindre cet objectif, j’aimerais beaucoup prendre part à un camp d’entraînement en avril prochain à Belek, en Turquie. C’est un camp d’athlétisme qui possède des structures incroyables et où l’on peut s’entraîner aux côtés d’athlètes olympiques. Mais ce camp coûte très cher et mes parents ont décidé que je devais financer ma pratique sportive moi-même pour que j’apprenne à me débrouiller. C’est pourquoi j’ai eu l’idée de commencer à vendre les statues que je crée.

Quand j’ai décidé de vendre mes statues, je me suis tournée vers mon professeur d’arts visuels, Nicolas Ruffieux. Il m’a montré comment mouler une statue que j’avais faite en scotch pour pouvoir la reproduire en plâtre ou en béton. Cette technique me permet d’en faire plus rapidement et en plus grand nombre. J’aime cette technique car chaque statue est unique, malgré le moule. Les statues ressortent toutes avec des particularités et je ne cherche pas à les lisser. J’ai aussi continué à faire des commandes spéciales en scotch et fil de fer. Mon sujet de création favori ce sont les couples, enlacés, ou en train de danser. Je trouve ça esthétiquement incroyable. Je rêve de devenir athlète professionnelle, mais je suis hyperréaliste. Je profite de pouvoir pratiquer mes passions aujourd’hui tout en me formant au métier de physiothérapeute.» Sheena Blezinger

Instagram: @ar.t.i.s.t.e

Abonnez-vous à notre playlist Spotify
Abonnez-vous à notre playlist Spotify

Découvrez les playlists Spotify de La Liberté.

Articles les plus lus
Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00