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«Je fais très attention à ce que j’achète»

Naomi Leitenberg, 22 ans. © Faustine Etter
Naomi Leitenberg, 22 ans. © Faustine Etter
Vincent Junod, 27 ans. © Faustine Etter
Vincent Junod, 27 ans. © Faustine Etter
Kate Staehlin, 23 ans. © Faustine Etter
Kate Staehlin, 23 ans. © Faustine Etter
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13.11.2015

Page Jeunes - Dis-moi tout! Le monde prend gentiment conscience de la myriade de substances toxiques présentes dans une grande majorité de produits industriels. Trois étudiants nous disent si cela a changé leur attitude de consommation.

Faustine Etter

Naomi Leitenberg

> 22 ans, étudiante

«Pour moi, il faudrait que les articles disponibles sur le marché soient plus naturels. Je trouve d’ailleurs triste que toute une industrie se soit créée autour des produits de conservation et des pesticides en tous genres. L’un des gros problèmes est surtout que la majorité des gens ne sait pas ce qui est toxique et ce qui ne l’est pas. J’achète donc souvent des articles avant de me rendre compte au bout de plusieurs semaines que certains de leurs composants sont en fait nocifs pour la santé.

»Autrement, j’essaie de faire attention à ce que je choisis, surtout en ce qui concerne la viande et les produits pour la peau, car je considère qu’il ne faut pas plaisanter avec ces choses-là. Comme la plupart des gens, j’essaie également d’acheter bio le plus possible, autant que mon porte-monnaie d’étudiante me le permet. En ce qui concerne le maquillage, une solution serait de se le fabriquer soi-même. Il est clair que la qualité ne sera pas la même que celle d’un article industriel, mais au moins, on saura ce qu’il y a dedans!»

Vincent Junod

> 27 ans, étudiant

«Il est délicat de savoir exactement ce que l’on achète. En Suisse, même si nous avons le moratoire sur les organismes génétiquement modifiés (ceux-ci sont interdits d’utilisation dans les cultures helvétiques, ndlr), cela ne nous empêche pas d’importer de la nourriture d’autres pays où cette loi n’est pas en vigueur. J’ai moi-même travaillé quelques années à la douane et je sais que les contrôles sont effectués de manière non systématique.

»Je fais très attention à ce que j’achète. En ce qui concerne les aliments, j’essaie d’éviter les fruits et légumes hors saison, les pommes notamment, qui sont connues pour contenir beaucoup de pesticides. Quant aux articles cosmétiques, j’ai pour habitude de les créer moi-même avec des huiles essentielles. Si cela ne tenait qu’à moi, j’interdirais tous ces produits chimiques car ils ne sont pas indispensables. Dans certaines cultures en Amérique du Sud, les producteurs utilisent des plantes pour aider les cultures à être plus résistantes. Le résultat est le même et c’est totalement écologique!»

Kate Staehlin

> 23 ans, étudiante

«On le sait, de plus en plus de substances nocives sont découvertes dans les produits que l’on utilise. Malgré cela, je ne pense pas que le comportement du consommateur va changer, les vieilles habitudes sont tenaces. Moi, j’essaie d’acheter bio de temps en temps en espérant que ce sera meilleur pour ma santé et j’évite aussi les marchandises à bas prix car j’estime que si elles sont moins chères, c’est qu’elles contiennent plus d’éléments toxiques. En ce qui concerne les articles cosmétiques, je fais attention au produit de douche car j’ai une peau extrêmement sensible que les substances chimiques ont tendance à agresser. On ne devrait d’ailleurs pas utiliser autant de savon qu’on en utilise actuellement.

»Je pense qu’il n’est pas normal qu’autant de substances chimiques se trouvent dans les articles qu’on achète. Malgré tout, je me dis aussi qu’il doit être possible de trouver quelque chose de mauvais dans chaque chose que l’on mange, et que si on commençait à essayer de tout contrôler, on n’ingurgiterait plus que des graines!»

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