La Liberté

La culture comme lien 
entre sourds et entendants

Nicola Bramaz avec Mélodi Binay, qui a servi d’interprète. © Delphine Niederberger
Nicola Bramaz avec Mélodi Binay, qui a servi d’interprète. © Delphine Niederberger
28.03.2017

Parle-moi de ta cause!

Nicola Bramaz, sourd de naissance, est vice-président de l’association fribourgeoise C’est un signe. Celle-ci promeut l’échange entre sourds et entendants.

«Je fais partie de l’association C’est un signe depuis pratiquement ses débuts, en 2014. J’en suis aujourd’hui le responsable technique et le vice-président. Quand Arielle, la présidente, m’a demandé d’intégrer le comité, j’ai accepté sans hésitation! Avant, je faisais partie d’une association pour et par les sourds alors que la particularité de C’est un signe, c’est vraiment cette volonté de créer un lien et de favoriser les échanges entre sourds et entendants. Cet objectif se retrouve dans le comité puisqu’il est composé à égalité de sourds et d’entendants.

L’association souhaite aussi sensibiliser les entendants à la langue des signes et à la culture sourde. Pour ce faire, elle organise diverses activités ouvertes et accessibles à tous. Elle propose notamment des ateliers (sign’échange et parents-enfants) et d’autres événements, comme des contes bilingues, de la danse signée ou des conférences. Elle soutient aussi beaucoup de projets individuels, comme récemment la parution d’un recueil de vie. L’association est active dans la création culturelle, la médiation et la diffusion, avec l’idée d’utiliser la culture pour favoriser les liens entre sourds et entendants.

«Il y a une grande méconnaissance du monde des sourds, peu de gens savent que la langue des signes n’a été réintroduite en Suisse que dans les années 1980, après une interdiction de 100 ans. On pense souvent que les sourds comprennent bien la langue écrite, mais ce n’est pas le cas. C’est pourquoi le site internet de l’association est bilingue: des vidéos en langue des signes accompagnent le texte. Il y a encore beaucoup de discrimination dans le monde professionnel et le combat politique est loin d’être terminé. Je trouve dommage qu’en Suisse, les jeunes sourds ne se battent pas davantage pour leurs droits.» Delphine Niederberger

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