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«Les Chinois fonctionnent très différemment»

Durant son stage, Loris a promu l'attractivité et la modernité de la Suisse. © DR
Durant son stage, Loris a promu l'attractivité et la modernité de la Suisse. © DR
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06.05.2016

Page Jeunes - Parle-moi d'ailleurs! •  Après avoir obtenu un bachelor en management à la Faculté des hautes études commerciales (HEC) de l’Université de Lausanne l’année passée, Loris Savary, 23 ans, est parti à Shanghai. Il nous parle du stage de six mois qu’il y a effectué.

Kim de Gottrau

«J’étais employé à mi-temps comme Junior Project Leader par Swissnex China, une annexe du Consulat suisse à Shanghai, qui s’occupe de faire la promotion de l’éducation, de la recherche, de l’innovation, des arts et de la culture suisses. Dans ce cadre, j’ai entre autres préparé des événements pour mes concitoyens expatriés et aidé des start-up qui voulaient apprendre à connaître le marché chinois. L’autre moitié de mon temps était consacrée à être ambassadeur HEC Lausanne, en organisant des manifestations pour le réseau d’Alumni qui est là-bas et en représentant l’Université de Lausanne dans des écoles de Shanghai.

Mes deux colocataires et mes collègues chinois m’ont fait découvrir la vie locale. La mentalité est tout autre à beaucoup de niveaux. Professionnellement, ce n’est pas du tout comme en Suisse, où tout est prévu et chronométré à l’avance. En Chine, tu as beau avoir signé un contrat et t’être arrangé avec un partenaire, il ne va peut-être pas venir ou être en retard. Il y a toujours un imprévu, donc il faut savoir réagir très vite et être souple. Les Chinois sont aussi philosophiquement différents dans la vie de tous les jours. En effet, ils ne vont jamais organiser une fête deux semaines à l’avance. Comme Shanghai est une ville où tout change très vite et où il y a beaucoup de mouvement, ils ont appris à régler les choses à la dernière minute. L’expérience humaine a été géniale, car comme j’étais dans une autre culture, j’ai été obligé de m’adapter. En six mois, j’ai grandi autant qu’en trois ou quatre ans ici. Moi qui aime être organisé, j’ai appris à relativiser et à laisser couler.

Par mon travail, j’ai pu présenter la Suisse aux Chinois, mais plus comme un pays innovateur, à travers ses universités ou son niveau de recherche. Cependant, je n’ai pas omis nos traditions: avec mes collègues suisses, on a par exemple organisé la Fête de l’Escalade (ndlr: fête genevoise) et, lors du Nouvel-An chinois préparé par Swissnex China, j’ai fait en sorte de mettre la Gruyère en avant. On a chanté «Le vieux chalet» en français, en allemand, en italien et en chinois. Pour cette dernière langue, on a fait traduire le chant par une collègue, qui a essayé tant bien que mal d’en conserver le sens!»

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