La Liberté

Les nombreux réveillons de la PJ

De Melbourne à Bulle, la PJ vous souhaite une bonne année! © Kim de Gottrau
De Melbourne à Bulle, la PJ vous souhaite une bonne année! © Kim de Gottrau
04.01.2019

L'article en ligne - Fêtes - Sages ou moins sages, exotiques ou du terroir, alcoolisés ou sobres, poétiques ou scolaires, les membres de la PJ sont à l'image de leurs réveillons: de tout acabit.

La rédaction de la Page Jeunes

Dix. Qui a pensé à prendre une bouteille de champagne pour le coup de minuit ? Neuf. J’ai de la Clairette de Die, ça va aussi ? Huit. Il faut allumer la télévision pour avoir le décompte officiel. Sept. On ose faire sauter la bombe sur la table ? Six. Où est la télécommande ? Cinq. Mais arrête de faire la vaisselle. Tu la feras l’année prochaine. Quatre. Il est passé où ? Quatre trois quarts. Mince il manque une coupe de champagne. Trois. Il est parti aux toilettes. Je crois qu’il n’a pas supporté le cigare. Deux.  Celui qui dit « BANANE » à la place de « BONNE ANNEE », je lui en colle une. Un. Quelle heure est-il ? Bonne année! Non, sur mon IPhone on n’est pas encore en 2019. Attendez, je n’ai pas fini de verser la Clairette. Qui va chercher l’autre aux toilettes pour faire santé ? Attention la bombe. Ouf le plafond n’a rien. Banané !

Justine Fleury


Si je n’a pas eu le plus explosif des réveillons en termes de pyrotechnie spectaculaire, j’ai peut-être eu le plus atomique des émerveillements gustatifs de l’année 2019. À mon soir de l’an, point de feu d’artifice explosant inopinément dans la maison à cause d’un invité éméché aux repères temporels flous, mais bien un cocktail détonnant de saveurs. Invité que j’étais par un ami généreux, lui-même ami des fourneaux, je suis tombé en extase face à la délicatesse des plats qu’il nous avait mitonnés. Verrines, brochettes, magret de canard, tiramisu​ , ​ tant de mets où son talent, à la fois culinaire et esthétique, a pu s’exprimer. Car en plus d’être bon, les plats étaient beaux, dressés avec la minutie des plus grands sur une table du meilleur goût. Mes papilles s’en souviendront encore longtemps.

Yvan Pierri


Cette année, on s’est retrouvés avec quelques amis dans la maison d’une de la bande pour fêter le cap de Nouvel An comme il se doit. Après un apéritif joyeux et légèrement alcoolisé, on a commencé à préparer des pizzas (et à manger la garniture). Puis, à table, les garçons ont ouvert les bouteilles de vin et l’ambiance chauffait de plus en plus. Après le repas, on s’est mis à jouer au loup-garou jusqu’à minuit. Pile à ce moment, les parents et les voisins de mon amie ont débarqué déguisés en criant « BONNE ANNEE !!! » et sont repartis aussi vite qu’ils sont arrivés, nous faisant une belle frayeur au passage à nous les jeunes. Après le traditionnel échange de bons vœux, la bande est partagée entre ceux qui, comme moi, sont fatigués (par les révisions ou les verres de trop) et ceux qui sont en pleine forme, prêts à jouer à Mario Kart jusqu’au petit matin. L’ambiance se calme petit-à-petit et laisse place aux bons souvenirs de la soirée.

Chiara Bovigny


14 août 2018
Nouvel an à Lyon ?
Pourquoi pas.
Ni trop loin, ni trop cher.
Cela changera de Fribourg.

24 novembre 2018
Les mois passent, novembre se termine gentiment.
Le peuple français est toujours en colère contre le gouvernement.
Il prévoit de manifester à nouveau la semaine prochaine.
Pas sûre que nous fêtions nouvel an à Lyon...

04 décembre 2018
Tout tombe à l’eau.
Fichus gilets jaunes.
Reste une dernière solution : le sous-sol de Lauriane.
Nouvel an dans un sous-sol ?
Pourquoi pas.

31 décembre 2018
Au repas, des crêpes et un peu de clairette.
Fromage, jambon, épinard, saumon fumé d’un côté.
Sucre, cannelle, confiture et pépites de chocolat de l’autre.

En attendant minuit, nous enchaînons les jeux.
Time’s Up, Jungle Speed, Petit Bac...
En fond, quelques hits des années 80 tournent en boucle.

01 janvier 2019
Minuit sonne et nous prenons une résolution collective.
Pour cette nouvelle année, nous décidons d’oser.
Oser dire, oser faire.
Car vaut mieux avoir des remords qu’avoir des regrets.

Kessey Dieu


Pour fêter dignement ce Nouvel An, je me suis dit que tant qu’à faire, autant chercher la nouveauté en changeant mes habitudes. J’ai donc proposé à un ami que je n’avais pas revu depuis une année, de fêter la St-Sylvestre de manière un peu plus explosive que la traditionnelle fête à la maison. Nous avons donc choisi comme destination la ville de Zurich, connue pour organiser les plus grands feux d’artifice de Suisse. Nous sommes partis le 31 décembre dans la matinée en train et une fois arrivés à Zurich nous avons mangé de délicieuses pizzas dans un très bon restaurant italien. Ensuite, nous avons fait une grande promenade à travers la ville en faisant quelques escapades dans certains magasins. Le soir venu, nous sommes allés dans restaurant ancien contenant des boiseries et nous avons commandé le menu du Nouvel An. Ce menu était composé d’une soupe, d’une assiette remplie de frites avec un cordon-bleu et comme dessert d’une tranche de gâteau à choix. L’estomac soit bien rempli, nous sommes allés dans  un bar animé. L’ambiance qui y régnait était agréable car un disc-jockey animait le bar et était impatient d’ouvrir les grosses bouteilles de champagne qu’il avait soigneusement préparé. Après quelques heures d’amusement dans ce bar nous sommes allés nous poster sur les bords du lac. Nous avons attendu avec impatience que le compte à rebours commence et lorsque l’heure est arrivée nous avons donc sorti le champagne et les coupes. Au départ, les feux d’artifice n’étaient pas encore très impressionnants mais après une vingtaine de minutes, vinrent les feux d’artifice officiels organisés par la ville et là il faut avouer qu’ils étaient tout simplement magnifiques. C’était drôle car il y avait des personnes qui montaient sur des arrêts de bus ou sur des branches d’arbres juste pour mieux observer le spectacle. Les feux avaient tous leurs singularités selon la couleur et la manière dont ceux-ci éclataient. Le ciel s’est illuminé durant une trentaine de minutes et le lac renvoyait le reflet des feux d’artifice. Lorsque le spectacle a cessé, on s’est dirigé vers des bars et là nous avons fait connaissance avec d’autres personnes dans la joie et la bonne humeur. Tard dans la matinée nous sommes allés dormir et là le sommeil a duré jusqu’au beau milieu de l’après-midi. 

Théophane Trojnar


Minuit à 14h.

Anglais, français, espagnol, cantonais… Tellement de langues, et de nationalités, dans un appartement au 19e étage d’un building du centre-ville de Melbourne (oui oui, vous avez bien lu, Melbourne). On fait connaissance, on boit des verres, on goûte des chocolats suisses (devinez qui les a amenés ?)… Et c’est déjà 22h30 et l’heure de rejoindre un dancefloor installé dans un hangar à bateaux au bord de l’eau. Après s’être entassés dans plusieurs taxis, avoir bravé le trafic routier, eu notre poignet tamponné à l’entrée de la fête et fait la queue aux toilettes, il est déjà temps de s’agglutiner dehors pour voir les feux d’artifice. Chacun dégaine son smartphone, s’empare d’une boisson ou s’approche de la personne à embrasser le moment venu (ou les trois en même temps). L’heure fatidique arrivée, c’est dans une effusion de bras entremêlés, de bruyants « Happy New Year » et de selfies que l’Australie bascule en 2019… Tout ça alors que les Fribourgeois ont encore l’après-midi devant eux !

Kim de Gottrau


Cette année, ma Saint-Sylvestre s'est passée tranquillement. D'abord souper dans un restaurant riche en fous rires au bord du Léman avec ma meilleure amie et son petit copain, puis trinquer la nouvelle année avec ses parents chez celui-ci. Après un petit moment devant la télé à écouter des Suisse-allemands chanter en playback, on commence un Cluedo, puis un Monopoly. Pas l'idée du siècle, nos yeux se cernant aussi vite que je perdais de l'argent et que mes adversaires installaient des hôtels. C'est vers 2h30 que l'on se décide d'aller se coucher, un peu de champagne (sans alcool s'il-vous-plaît) dans le sang, pour commencer le premier jour de l'année en pleine forme.

Margot Knechtle


Le froid brûle les visages et la lune illumine les bords enneigés du lac. Une ambiance de fête plane entre les quelques courageux promeneurs emmitouflés. Deux de ces promeneurs portent sur leur dos une lourde et étrange artillerie : une bouteille de vin blanc dépassant d’une poche, deux longues fourchettes s’échappant d’une autre, une chaude couverture se balançant au bout d’un cordon. Après une marche de repérage à la lueur pâle de leurs lampes frontales, le couple de promeneurs choisit d’élire domicile sur un banc à quelques mètres de l’eau gelée. Ils sont adultes, ou presque, et se lancent sur la glace, se poussent, s’amusent et amusent les passants. Puis, nos promeneurs déballent leur cuisine, allument le feu du réchaud et remplissent le caquelon de fromage. Les ventres se bourrent et le milieu de la nuit approche. Il est temps de rejoindre les grands feux de bois au loin, de se réchauffer un verre de vin chaud à la main. Enfin le décompte arrive, et une nouvelle année débute ainsi, sous les meilleurs hospices.

Joanne Fontana


31 décembre 2018, jour J. Voilà maintenant plusieurs semaines que je me tâte pour le réveillon. Il y a quelques années, c'était LA soirée attendue et je connaissais déjà deux mois à l'avance mon programme. Mais aujourd'hui j'ai juste envie de me regarder un bon film au chaud et de passer une soirée tranquille. Pas de chance, mon frère organise une fête à la maison : je dois donc trouver autre chose à faire. 
Finalement j'atterris à Vevey chez l'amie d'une amie pour une fondue bressane. Nous sommes sept et notre point commun c'est qu'aucune de nous ne savait quoi faire le soir du 31.  Entre les coupes de champagne et le jeu blanc manger coco, je fais connaissance avec tout le monde. Après les "bonne année!" à tout-va avec mes nouvelles connaissances, nous avons assisté aux feux d'artifice depuis la place centrale de Vevey : 25 minutes de magie. Finalement nouvel an, c'est pas si mal!

Elodie Fessler


Nouvel An, chez nous, c’est exclusif ! Avec des amis, nous allons fêter dans un chalet perché dans la montagne. Cette année, la tradition n’y échappe pas. Parés de nos doudounes, nous nous aventurons dans la forêt. Cette année, ce sera à pied, manque de neige ! Arrivés en haut, nous allons chercher de l’eau pour cuisiner comme des aventuriers, comme toujours cela se déroule dans la bonne humeur, ou presque… Certains rouspètent déjà, nous peinons à retrouver les traces du chalet, dans la nuit, seul notre instinct pour nous guider. Le craquement des feuilles sous nos pieds nous inspire à réfléchir à nos nouvelles bonnes résolutions. Si vous pensiez entrer dans un chalet bien chaud et allez-vous blottir sous la couette avec un chocolat chaud, vous vous trompiez, dedans il fait un froid de canard, il n’y a pas d’électricité. Nous allumons donc des bougies. Remis de nos émotions nous partageons le repas, une raclette sur feu de bougie, qui l’aurait cru ?

Océane Gachoud


Arrivé vers 18h, le gardien s'approche de sa cabine. Le collègue qu'il relève lui tend les clés, esquissant un sourire gêné sous un regard fuyant. "Bonne année." Le gardien ne répond pas. Il s'installe dans sa cabine, et sort un roman de gare. Mais l'intrigue ne le retient pas, en concurrence qu'elle est avec les départs comiquement précipités des employés de la fabrique sur le coup des 20h. "Merde, merde, merde, les magasins vont fermer..." entend-il maugréer. A 22h, le silence complet. La fabrique est plongée dans le noir. Seuls les révèrbères et sa petite lampe de lecture portable percent les ténèbres de cette banlieue anonyme. On pourrait être n'importe quel soir. A minuit, des coups étouffés résonnent au loin. Pour les couvrir, le gardien extirpe de sa sacoche une bouteille de Rimuss, la débouchonne. Après s'être servi une flûte en plastique frémissante, il la lève à la hauteur de son nez et murmure dans l'oubli : "Bonne année."

Louis Rossier


Il existe différentes façons de concevoir les ingrédients d’un réveillon réussi. Tandis que le monde autour de vous s’affaire à charger les voitures de packs de bières, caisses de vin, coupes de champagne, il vous semble être la seule âme à vous préoccuper de l’essentiel : « Mais ! Et on mange quoi ? » Alors, pour vous assurer de ne pas mourir de faim, vous vous proposez « généreusement » de contribuer aux provisions alimentaires de la soirée. « Au pire, s’il n’y a que des chips et des cacahuètes, je mangerai ce que j’ai préparé », que vous vous dites. « Au moins, je sais que ça sera bon ! » Un tel excès de vanité peut se révéler peu anodin et le karma se chargera bien de vous remettre à votre place : c’est la soirée pour laquelle votre système de digestion fera grève. Pas question de digérer ce petit verre de blanc trinqué plus ou moins à jeun ; vous vous sentez assez mal pour ne plus pouvoir manger ce que vous aviez (fièrement) apporté, ni suivre une simple conversation avec les autres convives. Le réveillon se fait long, mais vous décidez néanmoins de voir le verre à moitié plein : ça fera au moins une bonne résolution à adopter. « L’année prochaine, je ferai moins la maligne. »

Hai Yen Pham


Le passage de 2018 à 2019 s’est déroulé sur la musique d’Ebullition. J’avais dépoussiéré mes talons pour l’occasion. Jusqu’ici, rien d’inhabituel. Un imprévu est pourtant venu telle une prophétie nous rappeler, à moi et mes amies, que la nouvelle année n’allait pas se dérouler sans encombres. En effet, la soirée à thème – ah bon, un thème ? – affichait une déco… Jurassic park. Après la mauvaise surprise, place au soulagement : comme toujours, ce sont plutôt la musique et la bière que le déguisement qui ont rassemblé les fêtards et les talons et les dinosaures ont fait bon ménage.
Ce n’est cependant pas là que se termine l’histoire du déguisement. Le premier janvier, j’étais invitée à une soirée techno qui débutait à 14h à Zurich. Le thème, me demanderez-vous ? La France ! Mes deux acolytes avaient opté l’un pour la marinière, l’autre pour un déguisement colonialiste d’ananas de Polynésie française. Autour de nous gravitaient trois cents Zurichois et les plus beaux clichés qu’ils ont des français (ou des Suisses romands, c’est pareil!) : des bérets, des gilets jaunes et des pancartes de manifestants, Marie Antoinette et Astérix. Pour ma part, après avoir essuyé un premier échec, ce n’est pas une soirée d’après-nouvel an qui allait me pousser à me donner de la peine. Je suis venue en moi, avec une baguette sous le bras. Il s’est avéré que j’étais complètement dans le thème.

Lise Schaller


Nous avions décidé avec mes colocs de fêter la nouvelle année dans notre maison. Le thème avait été unanime, cela serait : l’absurde. Nous comptions sur l’ingéniosité de nos invités et nous ne furent pas déçus. La soirée s’annonçait de bon augure quand la seule personne non déguisée et traditionnellement la plus en retard est arrivée, avant l’heure prévue. Nous comptions parmi nous un déguisement de Trump une Vierge Marie, une fille élégamment vêtue d’une robe de soirée en bottes de marche, un gang de cravates originales et une personne aux toilettes pendant le compte à rebours. Pour couronner le tout et pour briser la glace entre nos groupes d’amis différents, mon coloc motivé eut l’idée géniale de nous faire faire des jeux. Tout le monde reçut une carte à son entrée avec le nom d’un animal. Le but étant, de retrouver sa paire en imitant le doux son de celui-ci. De quoi rire durant un moment. Malheureusement, l’alcool ayant peut-être fait son œuvre, il nous fallut quelques heures pour réaliser que quelques cartes avaient été égarées. Cela m’aura valu de passer ma première soirée de l’an… à braire.

Mélodie Rossier


- Le Nouvel An au camp -

Elsa Rohrbasser - Inès Conti


 

 

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