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Leur choix: changer de voie

Demander l’avis d’une tierce personne peut être important avant de décider d’arrêter définitivement sa formation. © Héloïse Hess
Demander l’avis d’une tierce personne peut être important avant de décider d’arrêter définitivement sa formation. © Héloïse Hess
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25.05.2020

Parcours de deux Fribourgeois qui ont décidé de réorienter leur formation

Lise Schaller

Trajectoires » S’il n’est pas toujours évident de choisir une voie de formation adéquate, il est encore plus difficile d’en changer. Cela n’a pas pour autant découragé Rémy et Priscille, qui ont osé sauter le pas.

Rémy Philipona, 23 ans, a changé de voie d’étude en cours de formation. En 2018, il quitte son cursus de philosophie à l’Université de Fribourg pour se diriger vers l’agronomie et s’inscrit à la Haute Ecole des sciences agronomiques, forestières et alimentaires à Zollikofen (HAFL). «C’était viscéral. Je sentais que ça n’allait pas, tout simplement», confie le jeune étudiant. Pourtant, la démarche n’a pas été aisée: «J’ai quand même dû faire un deuil et me convaincre que je n’étais pas juste un glandeur», raconte-t-il. D’après lui, il est important de ne pas se fermer des portes et d’accepter de l’aide quand on en a besoin.

Priscille Chatton, 22 ans, termine quant à elle son deuxième CFC. Autrefois apprentie fleuriste, elle est désormais apprentie dans la restauration: «La profession de fleuriste n’est pas du tout écologique et cet aspect me dérangeait», confie-t-elle. La jeune femme décrit également son changement de voie professionnelle comme une évidence: «Je n’ai jamais eu de regrets. Quand on est jeune, autant faire ce qu’on aime sans trop attendre!» s’exclame-t-elle. La jeune apprentie partage son rêve: «J’aimerais ouvrir mon propre café et en faire un lieu original. Mais je n’en dis pas plus pour le moment.»

Mûrir la décision

«Si lâcher prise peut s’avérer nécessaire pour la santé personnelle de certains, il existe des cas où il vaut mieux freiner la personne dans sa prise de décision», tempère Vincent Risse, conseiller en orientation au centre d’orientation universitaire de Fribourg. «Terminer sa formation peut être un choix stratégique pour l’avenir professionnel de certaines personnes. Symboliquement aussi, il peut être bon de boucler une étape», explique-t-il. Le conseiller affirme qu’il est cependant impossible de généraliser les situations. Selon lui, il est important de consulter différentes opinions avant de prendre une décision: «Il ne faut pas s’enfermer dans son choix. Il est nécessaire de prendre du recul et de s’appuyer sur l’avis d’une tierce personne.» Vincent Risse rend notamment les jeunes attentifs au style de la formation dans laquelle ils se lancent: «Au moment de choisir une école après la maturité gymnasiale, on se renseigne souvent sur les débouchés professionnels et le contenu des cours mais trop peu sur le style et le contexte d’étude», met en garde le conseiller.

A cet égard, Rémy se dit satisfait par le système éducatif proposé par la haute école spécialisée: «Le stage obligatoire à réaliser pour intégrer la HAFL m’a plu et les cours y sont plus scolaires, ce qui me convient mieux», déclare Rémy. Et de conclure: «Ce n’est pas parfait, mais je me suis rapproché de ce qui me correspond le mieux.»

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