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T’as pas mis tes pantoufles?

T’as pas mis tes pantoufles?
T’as pas mis tes pantoufles?
11.12.2018

L’entrée à l’école secondaire ne signifie pas pour autant l’abolition du port des pantoufles en classe. La pratique varie selon l’établissement

Chiara Bovigny

Vie scolaire » En juillet dernier, Mathis Despont, 15 ans, alors en troisième année prégymnasiale au Cycle d’orientation (CO) de Marly, s’est vu retirer quelques «points de bonne conduite» par un professeur. Sa faute? Durant un cours, il n’avait pas porté ses chaussons lors d’un jeu entre les élèves alors que le règlement d’école l’y oblige. «C’est exagéré», maugrée-t-il.

En ville de Fribourg, trois des quatre CO ont inscrit l’obligation du port des pantoufles par les élèves dans leur règlement. Il n’existe, en effet, pas de directives au niveau cantonal sur cette question.

Helin Quintairos Ali, 13 ans, en première année d’exigence de base au CO de Jolimont, trouve normal de devoir porter des pantoufles, comme le prescrit le règlement de son école. «Si on portait des chaussures, ça donnerait du travail supplémentaire aux concierges pour l’entretien du sol et ça leur ferait perdre du temps, surtout en hiver», argumente-t-elle, compréhensive. Elle trouve aussi important d’inculquer la notion de respect du règlement, quel qu’il soit. «Bien sûr que supprimer cette contrainte nous simplifierait la vie, mais il faut mettre des règles à tout âge et considérer le travail de chacun», ajoute-t-elle.

Question d’hygiène

Au CO de Jolimont, les élèves doivent mettre des pantoufles pour deux raisons. La première est hygiénique, comme l’explique son directeur, Stéphane Mettler: «Le revêtement du sol – de la moquette – ne serait pas pratique à nettoyer, particulièrement en hiver, car il retient l’humidité et les odeurs qui vont avec. Sans parler du sel!» En second lieu, c’est tout simplement parce que la place le permet. «Il y a assez d’espace pour que chaque élève ait son propre casier pour y déposer ses chaussures, affirme Stéphane Mettler. Ce n’est pas imposé arbitrairement aux élèves, c’est un problème d’entretien.»

Toutefois, il n’exclut pas d’abolir la pratique «si les revêtements sont changés», une décision qui serait prise après consultation du personnel de nettoyage. Le directeur reconnaît un avantage à l’abrogation de cette contrainte: les vols de chaussures se feraient plus rares.

Dans l’autre camp, depuis l’ouverture du CO de Pérolles en 1984, les élèves n’ont jamais dû porter de chaussons. «L’architecture du bâtiment, avec ses couloirs étroits, ne permet pas l’installation de casiers ou de vestiaires où les élèves pourraient se changer. C’est un problème de place et non d’idéologie», souligne le directeur Jacques Descloux. «Cette habitude est ancrée dans notre établissement, la question ne s’est jamais vraiment posée.» Il ajoute que cela ne crée pas de problèmes particuliers et qu’il n’y a jamais eu de réclamations de la part du personnel d’entretien. Il y voit même un grand avantage: «C’est un gain de temps pour les élèves qui peuvent entrer directement en classe et bénéficier de plus de récréation!»

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