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Tout quitter pour la musique

Grégory Kopf a dû mettre lui-même la main à la pâte pour aménager le studio qu’il a ouvert à Guin. © Mazlum Kusne
Grégory Kopf a dû mettre lui-même la main à la pâte pour aménager le studio qu’il a ouvert à Guin. © Mazlum Kusne
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18.05.2020

Parle-moi de ton taf!

Grégory Kopf, 23 ans, a abandonné ses études pour ouvrir un studio d’enregistrement à Guin avec un ami. Il évoque son parcours.

«Avec mon ami Filipe Costa on faisait de la musique depuis des années, on avait un groupe de hip-hop à l’époque. On produisait nous-mêmes nos chansons, et on entretenait l’idée de se mettre à produire d’autres artistes. Mais on ne s’y est pas mis parce qu’on ignorait comment trouver d’autres gens avec qui travailler.

Après mes études au Collège Sainte-Croix, je suis parti aux Etats-Unis rejoindre un projet social avec des enfants issus des milieux défavorisés. Ça m’a marqué et, quand je suis revenu en Suisse, je n’ai pas réussi à simplement reprendre mes études comme si de rien n’était.

Tout m’en inscrivant à la HEP dans l’intention de devenir enseignant, j’ai alors commencé à collaborer avec différents artistes, d’abord depuis ma chambre, puis depuis le studio qu’on a occupé à Guin en juillet 2019. Nous l’avons baptisé 18 Lines Studio.

De fil en aiguille, ça a pris de plus en plus de place dans ma vie et j’ai décidé il y a quelques mois d’abandonner mes études pour pouvoir m’y consacrer à temps plein. Cette évolution progressive explique la réaction positive de mes parents: ils se montrent compréhensifs parce qu’ils ont pu voir que ce n’était pas juste un rêve, il y avait quelque chose de concret derrière.

Le studio, nous l’avons retapé nous-mêmes, ça a été un énorme travail. Il a fallu refaire l’acoustique, les sols, la peinture, mais ça nous a permis de minimiser les coûts. A vue de nez, on a dû investir près de dix mille francs dans ce projet.

Nous collaborons avec toutes sortes de musiciens, comme la chanteuse Lakna ou le groupe de hip-hop Le Flux, mais nous nous concentrons sur les directions urbaine et pop. S’agissant de nos revenus, ils sont très variables. Il faut dire que le projet est encore jeune, et en plus je me marie cet été! Alors pour l’instant, il faut se serrer la ceinture et vivre simplement.» Louis Rossier

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