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Un «happyculteur» fribourgeois

A 22 ans, Tim possède un demi-million d’abeilles chez lui. © DR
A 22 ans, Tim possède un demi-million d’abeilles chez lui. © DR
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08.06.2020

Parle-moi de ta cause !

L’an dernier, Tim Messner, 22 ans, s’est lancé dans l’apiculture, reprenant le flambeau d’une vieille tradition familiale.

«Petit déjà, je voulais devenir apiculteur. Je me souviens m’être caché derrière les jambes de mon grand-père, lui-même passionné par les abeilles, en l’admirant tandis qu’il maniait les cadres avec amour. J’ai oublié cette idée en grandissant et mon grand-père a peu à peu cessé ses activités. En 2019, en grand passionné de nature depuis mon enfance, j’ai pris conscience de la disparition massive des pollinisateurs et de la fragilisation de la biodiversité à cause de l’homme. Ça a été le déclic.

On a des abeilles dans la famille depuis cinq générations, il fallait donc que je profite de la présence de mon grand-père pour reprendre des ruches, malgré les doutes et découragements formulés par d’autres apiculteurs. Je me suis lancé en achetant trois ruches, et aujourd’hui j’en ai dix.

Ce que j’aime le plus, c’est le lien avec la nature. Il est unique et inédit, jamais je n’ai vécu les saisons comme je les vis avec mes abeilles. Et cette année est exceptionnelle. Normalement, une colonie produit vingt kilos de miel par année. Avec la récolte de printemps, j’en ai déjà eu vingt-cinq par colonie. En plus, toutes mes abeilles sont en bonne santé, c’est primordial pour moi.

Mon objectif est de promouvoir une production locale et artisanale, qui incarne une apiculture pleine d’amour et de passion. J’aimerais que ma marque, Mellunia, soit réputée pour sa qualité et son engagement en faveur de la nature. Il faut que les gens prennent conscience de l’importance des abeilles. Peu de gens le savent, mais les deux tiers du miel consommé en Suisse proviennent de l’étranger, où souvent le bien-être des abeilles et de l’environnement n’est pas respecté.

Les gens ne veulent pas toujours mettre le prix pour du bon miel. Mais il faut se rendre compte que l’abeille doit parcourir le globe entier pour produire un kilo de miel. Parfois, il faut savoir remercier la nature et ceux qui la respectent, au juste prix.» Margot Knechtle

Instagram: @melluniahoney

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