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Une revue pour l’art local

Maxime Barras (à dr.) a présenté l’Etat des Choses lors de son vernissage le 30 août dernier. © Héloïse Hess
Maxime Barras (à dr.) a présenté l’Etat des Choses lors de son vernissage le 30 août dernier. © Héloïse Hess
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14.09.2020

Un jeune Fribourgeois a lancé en août un magazine indépendant

Elsa Rohrbasser

Culture » Le magazine Etat des Choses prend ses racines dans un double constat: «Il y avait un potentiel artistique à Fribourg et il manquait de choses faites par et pour les jeunes dans les médias traditionnels, regrette Maxime Barras. C’est vraiment dommage.» C’est ce qui pousse ce médiamaticien de 23 ans à lancer en août dernier le premier numéro de cette nouvelle publication: «On parle peu des jeunes, de ce qu’ils font, de leurs intérêts. Ça reste toujours orienté vers un public plus âgé. Des efforts sont faits, mais les jeunes sont souvent considérés comme des amateurs. Pourquoi ne pas leur donner une place à part entière?» propose-t-il.

Pour ce projet, il met à profit l’expérience acquise au sein de ses jobs parallèles, dans une imprimerie et à l’Office du tourisme de Morat. Il y touche à tout: gestion de projets multimédia, graphisme, communication, marketing, informatique, etc. De quoi lui permettre de réaliser son rêve: créer son propre journal, totalement indépendant, afin de présenter et valoriser la force artistique locale.

Un travail collectif

C’est ainsi que naît l’Etat des Choses, un magazine de «curations ultracontemporaines», selon la désignation de son fondateur. Sous ce terme, il ambitionne de présenter des synergies entre les œuvres des artistes contactés pour contribuer au magazine. Les 70 pages qui le constituent sont faites de réflexions artistiques et littéraires: «J’ai eu envie de travailler sur un concept moins éphémère que ce que l’on peut trouver sur internet et qui serait un travail collectif autour d’un thème, explique Maxime. Je veux démontrer à un public plus âgé qu’on peut faire des choses sérieuses, intéressantes, tout en restant soi-même.»

Pour composer les pages de son magazine, il fait appel à 23 contributeurs et contributrices: «J’ai bossé avec des gens que je connais, dont j’ai vu le travail ou que je suivais», détaille le jeune homme. Le thème de cette première édition est «la confiance», une préoccupation contemporaine majeure, estime le Fribourgeois.

«Ce projet, c’est mon bébé. Mais je n’étais pas tout seul!» concède Maxime. Pour le mener à bien, il s’est entouré de personnes qui l’ont aidé tant dans la mise en page que dans la relecture ou dans la conception de l’identité visuelle. Parmi elles, sa gratitude va notamment à Charlotte Vallélian, Stefania Boggian, Joy Purro et Leaticia Schwendi, sans qui le magazine n’aurait pas vu le jour: «Sans compter que le travail est bénévole pour tout le monde, pourtant ça représente des centaines d’heures de boulot», confie-t-il.

Tiré à 200 exemplaires, Etat des Choses est en vente au prix symbolique de 5 fr.: «La valeur, ce n’est pas son prix, c’est son contenu. Je veux rester accessible!» explique le jeune homme. On pourra se le procurer à l’un des événements culturels organisés par les différents partenaires du magazine. Un deuxième numéro est prévu pour l’hiver.

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