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«L’industrie de la mode est un crime»

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Pour Audrey Millet, il faut privilégier les matières naturelles comme le lin, le chanvre et la laine, qui se décomposent dans l’environnement. C’est mieux que le coton, qui a toujours été le produit de l’esclavage, et dont la plante est très fragile et difficile à travailler. © Derick McKinney/Unsplash
Pour Audrey Millet, il faut privilégier les matières naturelles comme le lin, le chanvre et la laine, qui se décomposent dans l’environnement. C’est mieux que le coton, qui a toujours été le produit de l’esclavage, et dont la plante est très fragile et difficile à travailler. © Derick McKinney/Unsplash
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29.03.2021

La chercheuse et historienne de la mode Audrey Millot signe Le livre noir de la mode

Stéphanie Fontenoy

Habillement » De styliste, Audrey Millet est devenue historienne de la mode et chercheuse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Après plus de quatre ans d’enquête, elle publie Le livre noir de la mode, un ouvrage incendiaire sur les travers de l’industrie de l’habillement, qui agresse selon elle notre santé, les lois du travail et la planète. Pour l’auteure, il faut revoir tout le système, depuis le champ de coton jusque dans notre placard.

Depuis un an, l’épidémie de Covid-19 bouleverse nos existences. Est-ce que la pandémie a aussi chamboulé nos habitudes vestimentaires?

Audrey Millet: Oui, les habitudes vestimentaires ont changé. Le vêtement domestique est en train de prendre le pas sur le vêtement urbain. Ce nouveau vêtement domestique a deux orientations: la recherche du confort tout en garda

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